La ferme ou la prison : "Généralement, ils ont plus peur des chèvres que des flics"

"C’est une chance qu’on me donne des travaux d’intérêt général."

Mbappé, Griezmann ou encore Benzema : ce sont les noms des moutons de la ferme de la Butte Pinson, dans le 95. Axel Roux s’est rendu dans cette ferme pédagogique, qui accueille plus de 300 "tigistes" par an : un parc de 110 hectares, qui abrite une ferme de 5 000 m2, où sont envoyées des personnes condamnées par la justice à réaliser des travaux d’intérêt général, une peine alternative à la prison.

Pour Julien Boucher, cofondateur des fermiers de la Francilienne, l’enfermement "crée plus de troubles que ça en résout", et il faut des peines qui "ai[en]t du sens" Pour Matar Sylla, encadrant technique, le résultat est véritablement bénéfique : "Au bout de 70 heures de travaux, les mecs, ils sont complètement changés !"

Après leur peine, certains reviennent même travailler à la ferme, comme Rayhan, 20 ans, qui y travaille désormais dans le cadre de son service civique. "Moi, c’est la ferme qui m’a calmé, qui m’a mis dans le droit chemin", explique le jeune homme.

Par Astrid Van Laer, publié le 18/07/2018