Source: Twitter

Vidéo : licencié à cause d’un tweet calomnieux, Adama Cissé donne sa version des faits

Adama Cissé a été renvoyé pour "faute grave" après la diffusion sur les réseaux d'une photo de lui endormi en tenue de travail.

"La personne qui est venue me prendre en photo m’a privé de mon travail" : Adama Cissé, 37 ans, agent d’entretien à la ville de Paris, a été limogé après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo de lui allongé sur le rebord d’une vitrine.

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C’est le 12 septembre 2018 qu’un tweet circule montrant Adama Cissé visiblement endormi, en tenue de travail et sans chaussures. "Voilà à quoi servent les impôts locaux des Parisiens, à payer les agents de propreté à roupiller, on comprend pourquoi Paris est si dégueulasse", commente l’internaute sous la photo.

Son employeur, la société de Derichebourg Environnement, ne tarde pas à réagir. Le 14 septembre, Adama Cissé est convoqué à un entretien préalable. Le 26 septembre, l’entreprise annonce sur Twitter que "la personne qui apparaît sur la photo fait l’objet d’une procédure disciplinaire".

Le 11 octobre, l’agent d’entretien se voit notifier son licenciement pour faute grave. "Durant votre vacation, vous avez été vu allongé sur le rebord d’une vitrine d’un commerce, et vous aviez quitté vos chaussures de sécurité. Cette attitude révélant votre volonté de vous assoupir durant votre service a fait l’objet d’une sévère réclamation de notre client", stipule la lettre de renvoi.

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"La photo a été prise lors d’un temps de pause"

Son avocat, Me Joachim Scavello, précise qu’Adama Cissé "n’avait jamais eu d’avertissement avant cet incident". "La photo a été prise lors d’un temps de pause, ajoute l’avocat. Pour ce qui la position de mon client, nous avons un certificat médical qui atteste des douleurs persistantes à la cheville gauche. Ce qui explique pourquoi il a retiré ses chaussures."

Le licenciement serait-il disproportionné ? "Oui. La société a privilégié son image avant de s’intéresser au cas particulier de la situation de M. Cissé. [...] Nous avons plaidé, mardi 14 janvier aux prud’hommes de Créteil, en faveur d’une annulation du licenciement et le versement de 30 000 euros de dommages et intérêts", précise l’avocat.

La décision sera rendue le 19 juin 2020.

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Par cquineau, publié le 16/01/2020

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