Vidéo : j’ai porté plainte pour agression et j’ai fini en garde à vue

"Les gens qui étaient censés me protéger m'ont mise en cellule."

En juin 2019, Émilie a eu un rendez-vous avec un homme rencontré sur une application. Lorsqu’il l’a agressée, elle s’est enfuie et s’est rendue au commissariat pour déposer plainte. Mais, elle était loin d’imaginer que cette nuit cauchemardesque ne faisait que commencer.

Après deux heures d’attente sans pouvoir déposer plainte, elle a décidé de quitter le commissariat sur les conseils de son avocat. En la voyant se diriger vers la sortie, plusieurs policiers ont essayé de l’en empêcher. Menottée à un banc, robe relevée, culotte déchirée : Émilie raconte les humiliations qu’elle a subies avant d’être placée en garde à vue pendant plus de 10 heures au total.

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8 mois après son agression, Émilie n’a aucune nouvelle de la plainte déposée contre son agresseur présumé ni du signalement qu’elle a fait à l’IGPN. En revanche, elle est convoquée en mai 2020 devant un tribunal pour "outrage et rébellion".

Par Lila Blumberg, publié le 20/02/2020