© Clothilde Bru / Konbini news

Vidéo : faire des fringues en récupérant de vieux rideaux, c'est la mode éthique

La mode responsable ça ressemble aux fringues de la marque Les Récupérables.

L’industrie de la mode est déréglée. C’est le constat sans appel d’Anaïs Dautais Warmel, 32 ans à la tête d’une marque de vêtements spécialisée dans l’upcycling. 

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Les fringues des Récupérables - du nom de sa marque - sont fabriquées grâce à des tissus de récup'. Mais pas n’importe lesquels.

D’abord, Anaïs Dautais Warmel est connue pour donner une seconde vie à des vieux rideaux choisis parce qu’ils sont en coton et surtout pour leurs motifs vintage.

La créatrice écolo nous a donc donné rendez-vous dans le Relais Val de Seine où elle vient chiner ses rideaux aux imprimés colorés et fleuris.

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Implanté à Chanteloup-les-Vignes en banlieue parisienne, Le Relais brasse une quantité impressionnante de vêtements glanés sur les territoires de l’ouest francilien auprès des bornes de collecte qu’on peut voir dans les rues ou d’associations comme les Ressourceries ou le Secours catholique.

Le Relais Val de Seine emploie un grand nombre de personnes en parcours de réinsertion. Chaque jour ces petites mains trient quelque 16 tonnes de vêtements. 

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Mais on ne peut pas non plus tout faire avec des rideaux. "Par exemple pour faire un manteau, c’est plutôt de la laine qu’il faut et des longs métrages", nous explique la créatrice. C’est pourquoi elle récupère aussi des fins de rouleaux auprès d’autres enseignes, ou encore des rouleaux de tissus qui sont jugés non conformes par certaines grandes maisons de couture au cahier des charges intraitable.  

Fabriquées dans des ateliers de réinsertion à Marseille ou encore en région parisienne, ces pièces sont donc produites en série très limitée. "Comme je travaille avec des rideaux ou des fins de rouleaux, quand il n’y en a plus, il n’y en a plus. On ne peut pas rappeler le fournisseur pour recommander", rappelle la jeune femme. 

Créés en 2016, Les Récupérables ont désormais pignon sur rue, dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris, où fourmillent les créateurs. Comptez 65 euros pour une banane faite en tapisserie, 240 euros pour un bomber en bleu de travail.

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Quant à ceux qui pointeraient du doigt ces prix, la créatrice rétorque qu’ils sont justes, et tacle l’industrie de la mode : "Un vêtement ne peut pas coûter le même prix qu’un sandwich !"

Retrouvez tous les articles et émissions #SauverLePrésent sur la mode éthique :

> Usbek & Rica : « Quand on travaille dans la mode, on n’arrive plus à faire les magasins »

> France Culture : Mode éthique : l’éco-révolution du luxe

> Le Parisien : Pollution : seuls 6 % des vêtements triés sont revendus en France

 

Par Clothilde Bru, publié le 24/01/2020