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Une candidate de téléréalité porte plainte pour viol

L'émission est sous le feu des critiques depuis la diffusion d'une vidéo où on la voit en larmes, commenter la scène face caméra.

Gran Hermano, la version espagnole de la téléréalité Big Brother, une émission qui consiste à enfermer pendant plusieurs semaines un groupe et à le filmer en permanence, tout en faisant voter les téléspectateurs pour qu’ils décident quels candidats éliminer, est dans la tourmente depuis les révélations d’une affaire de viol présumé.

Une participante de l’édition 2017, Carlota Prado, a porté plainte. La jeune femme assure avoir été violée par un autre participant dans une chambre filmée alors qu’elle était sous l’emprise de l’alcool et inconsciente. Les producteurs avaient expulsé le jeune homme de l’émission et les images, la scène ayant été filmée, n’avaient jamais été diffusées.

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L’affaire fait les gros titres depuis la publication la semaine dernière d’un article du média en ligne espagnol El Confidencial rapportant que le lendemain du viol présumé, Carlota avait été amenée à commenter une vidéo de la scène face aux caméras.

Le journal a diffusé la vidéo tournée dans la pièce dite du "confessionnal" : la jeune femme devient de plus en plus nerveuse quand elle est interrogée à propos de ce qui s’est passé à son insu et finit par implorer, en larmes, de cesser la diffusion des images.

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"Ils ne m’ont jamais demandé si je voulais voir ça… j’aurais dit non"

"Il y aurait dû y avoir à mon côté, une psychologue ou quelqu’un qui m’aide à faire face à ces images si dures. Ils ne m’ont jamais demandé si je voulais voir ça… j’aurais dit non", a assuré la jeune femme.

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Depuis la diffusion de cet extrait, de grandes entreprises ont mis fin à leur parrainage publicitaire de l’émission. Au moins 20 entreprises, parmi lesquelles Nestlé, Schweppes, Nissan ou encore L’Oréal, ont annoncé depuis plusieurs jours sur Twitter avoir retiré leurs publicités de l’émission de téléréalité diffusée par Telecinco, la chaîne la plus regardée d’Espagne.

Endemol Shine Group, propriétaire de la société produisant l’émission, a pour sa part indiqué qu'"avec le recul, nous regrettons que la conversation pendant laquelle Carlota a été informée ait eu lieu dans le confessionnal". Le groupe a cependant souligné n’avoir jamais cherché à diffuser la vidéo.

Le propriétaire de Telecinco, Mediaset Espagne s’est lui présenté dans un communiqué comme la victime d’une campagne de "dénigrement" de la part d’un groupe médiatique rival. 

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Mediaset Espagne assure qu’il restera "attentif aux résultats de l’enquête et à l’éclaircissement total des faits, dans le respect de l’intimité des personnes affectées", tout en faisant valoir qu’il n’est pas impliqué dans la procédure judiciaire.

Konbini News, avec AFP

Par Astrid Van Laer, publié le 03/12/2019

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