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"Un progrès" : Élisabeth Moreno réagit à la polémique sur l’entrée du pronom "iel" dans le Petit Robert

Publié le

par Astrid Van Laer

À gauche : © Xose Bouzas / Hans Lucas via Reuters Connect
À droite : © Berzane Nasser / ABACA via Reuters Connect

"Je ne vois pas ce que ça enlève à ceux qui n’ont pas envie de l’utiliser", a argué la ministre.

Le mois dernier, le pronom "iel" faisait son entrée dans l’édition numérique du dictionnaire Le Petit Robert, avec la définition suivante : "pronom personnel sujet de la troisième personne du singulier et du pluriel, employé pour évoquer une personne quel que soit son genre." Mais depuis hier, cette nouveauté divise et tout le monde semble avoir un avis bien tranché sur la question.

Pour la ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, invitée à réagir à la polémique naissante sur France Info,"c’est un progrès pour les personnes qui ont envie de se reconnaître dans ce pronom". "Et je ne vois pas ce que ça enlève à ceux qui n’ont pas envie de l’utiliser", a-t-elle ajouté.

"Que l’on dise que potentiellement, on peut dire 'iel', parce que ça vient enrichir la langue et c’est un pronom neutre, pourquoi c’est si choquant ?", a ensuite interrogé la ministre.

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"En quoi est-ce que c’est idéologique ?"

Aux détracteurs qui pointaient du doigt la responsabilité d’une "idéologie woke" à l’œuvre, Élisabeth Moreno a répondu : "En quoi est-ce que c’est idéologique ? Pour moi, une idéologie, c’est forcer quelqu’un à faire quelque chose qu’il n’a pas envie de faire, c’est lui mettre dans la tête quelque chose qu’il n’aurait pas eu seul."

Avec ces propos, la ministre déléguée s’oppose ainsi au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer qui considère que "l’écriture inclusive n’est pas l’avenir de la langue française." Hier, le ministre a affiché son soutien au député La République en marche de l’Indre François Jolivet, qui dans un courrier avait fermement condamné la démarche du Petit Robert et interpellé l’Académie française à ce sujet.

"Alors même que nos élèves sont justement en train de consolider leurs savoirs fondamentaux, ils ne sauraient avoir cela pour référence", avait plaidé le ministre.

Élisabeth Moreno a toutefois indiqué rejoindre Jean-Michel Blanquer sur un point concernant l’écriture inclusive : "sur le fait que l’écriture inclusive peut parfois exclure alors même qu’elle cherche à inclure".

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