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Un mort et une blessée grave par balles devant un hôpital à Paris, le tireur en fuite

Publié le

par Clothilde Bru

© Anne-Christine POUJOULAT / AFP

Plusieurs témoignages laissent penser à un règlement de comptes.

Les coups de feu ont tétanisé, lundi 12 avril, tout un quartier de Paris à l’heure du déjeuner. Un tireur a, pour des raisons encore inconnues, tué un homme et blessé une femme devant l’hôpital Henry-Dunant, avant de prendre la fuite.

"Le parquet de Paris a ouvert une enquête des chefs d’assassinat et tentative d’assassinat. Les investigations ont été confiées à la brigade criminelle de la Direction régionale de la police judiciaire", a indiqué à l’AFP le parquet de Paris.

Les coups de feu ont été tirés devant l’hôpital Henry-Dunant, dans le cossu 16e arrondissement de Paris. Le tireur a pris la fuite sur un deux-roues.

Les deux personnes touchées par balles ont été prises en charge par le personnel de l’hôpital.

L’homme est décédé des suites de ses blessures, a indiqué une source policière. La femme est une agente de sécurité à l’hôpital, a encore précisé une source proche de l’enquête.

Aucun élément n’a été donné à ce stade par les enquêteurs sur les circonstances des tirs, devant cet hôpital privé administré par la Croix-Rouge française.

Cet établissement, situé près de la Porte de Saint-Cloud, est un hôpital gériatrique où a, par ailleurs, été installé un centre de vaccination contre le Covid-19.

"Sang-froid"

"La personne qui a été visée [l'a été] à de nombreuses reprises. Il semblerait que l’agente de sécurité a plutôt été victime d’une balle perdue", a déclaré à la presse le maire du 16e arrondissement, Francis Szpiner.

"Pour la population inquiète, il ne s’agit pas d’un attentat terroriste, il ne s’agit pas d’un attentat contre le centre de vaccination", a ajouté l’avocat, affirmant qu’il s’agissait "vraisemblement d’un règlement de comptes".

Un périmètre de sécurité a été déployé dans les cinquante mètres autour de l’hôpital, a constaté un journaliste de l’AFP. Plusieurs véhicules de pompiers stationnaient devant l’établissement.

"J’ai entendu une détonation, je me suis retourné, j’ai vu un mec encapuché tirer. Et puis, j’ai vu un mec au sol, je l’ai vu se rapprocher et en mettre deux pour finir dans la tête", a raconté à BFM TV un restaurateur, installé en face de l’entrée de l’hôpital.

"Le tireur est reparti à pied avec vachement de sang-froid, en marchant comme si de rien n’était et plus loin il y avait un scooter qui l’attendait", a ajouté ce témoin.

"J’ai entendu six grands coups de feu vers 13 h 30, pendant mon déjeuner. Je suis sortie immédiatement et j’ai vu un jeune homme noir au sol, face contre terre devant l’hôpital. Il devait avoir dans les 20 ou 30 ans et il était déjà mort", a de son côté raconté à l’AFP la gardienne d’un immeuble voisin, qui souhaite rester anonyme.

"Les gens criaient, criaient car il y avait une femme de la sécurité qui était blessée", a ajouté cette quadragénaire.

Un employé de la Croix-Rouge a fait part auprès de l’AFP de "beaucoup de personnes choquées à l’intérieur".

Derrière le cordon, des patients qui avaient des rendez-vous médicaux faisaient la queue.

L’hôpital fonctionne désormais en "effectif réduit", a poursuivi l’employé de la Croix-Rouge, ajoutant que seuls ceux figurant sur une liste prioritaire pouvaient entrer. Les autres ont été invités à revenir mardi ou mercredi.

Konbini news avec AFP

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