KRAKOW, POLAND – 2018/10/29: Twitter logo is seen on an android mobile phone. (Photo by Omar Marques/SOPA Images/LightRocket via Getty Images)

Antisémitisme : Twitter suspend le compte du journal d’extrême droite Rivarol

Le directeur de la publication est soupçonné d'être derrière le message antisémite qui a mené à la suspension du compte.

© Omar Marques/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

Lundi 18 février, le compte Twitter de l’hebdomadaire français d’extrême droite Rivarol a été suspendu après de "multiples signalements" des pouvoirs publics et des associations, qui ont salué une "victoire importante".

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Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), Frédéric Potier, s’en est félicité dans un tweet.

"La Dilcrah a multiplié récemment les signalements au procureur de la République, sur la plateforme Pharos et directement à Twitter France pour dénoncer les publications de ce compte qui incontestablement appelait à la haine raciale et à l’apologie de crimes contre l’humanité", a indiqué à l’AFP un porte-parole de la délégation.

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Dans un tweet du 13 février, désormais inaccessible, l’hebdomadaire écrivait : "Lorsque j’étais enfant, je ne comprenais pas pourquoi les juifs avaient été détestés par tous les peuples, toutes les nations au cours de l’histoire. Aujourd’hui, je ne me pose même plus la question. Ou plutôt si : je me demande pourquoi ils ne l’ont pas été davantage."

Les actes antisémites font la une de la presse hexagonale

"C’est une victoire importante et un coup d’arrêt pour ce torchon antisémite qui répand la haine des juifs depuis des années", s’est réjoui auprès de l’AFP Sacha Ghozlan, président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF).

Il soupçonne le directeur de la publication de l’hebdomadaire, Jérôme Bourbon, dont le compte Twitter a déjà été suspendu, d’être "vraisemblablement" derrière les tweets du compte de Rivarol.

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"Il reste cependant un travail très important à faire sur Twitter. Quand on peut s’en prendre en ligne aux juifs en toute impunité pendant des années, il ne faut pas s’étonner de voir des tags antisémites dans nos rues, il y a un lien direct", affirme-t-il.

Il y a dix jours, les gérants du restaurant Bagelstein situé sur l’Île-Saint-Louis, en plein cœur de la capitale, avaient découvert un tag "juden" ("juifs" en allemand), écrit en lettres jaunes, la couleur de l’étoile que les Juifs étaient obligés de porter sous l’Occupation.

Plusieurs rassemblements sont prévus mardi soir en France contre l’antisémitisme, dont un grand à Paris, où se rendront Édouard Philippe et une grande partie du gouvernement, ainsi que les représentants d’une vingtaine de partis.

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Konbini news avec AFP

Par Clothilde Bru, publié le 19/02/2019

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