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"Très, très problématique" : Adèle Haenel revient sur la nomination de Gérald Darmanin

Publié le

par Astrid Van Laer

© Laurent EMMANUEL / AFP

"On reste debout et on continue de gueuler."

On l’avait relativement peu vue dans les médias depuis la dernière cérémonie des Césars : Adèle Haenel, invitée sur l’antenne de France Inter, a pris la parole ce lundi et commenté l’actualité des derniers mois. Interrogée dans l’émission Boomerang au sujet de la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, la comédienne a qualifié celle-ci de "très, très, très problématique" et d'"insulte".

L’actrice à l’affiche du film Les héros ne meurent jamais a poursuivi en expliquant voir la promotion du ministre au sein de ce gouvernement comme "une façon de s’accrocher vaille que vaille au pouvoir, de manière totalement morbide", et de "vouloir punir le peuple pour sa vitalité".

Et Adèle Haenel de marteler qu’il s’agit d’une "insulte" et d'un "vrai problème". "Je suis désolée de reprendre les mêmes mots, mais c’est parce que c’est les mêmes faits, c’est une insulte à une partie de la population qui s’est soulevée, qui s’est soulevée dans le sens de l’humanisme", a-t-elle aussi dit.

Et l’actrice du Portrait de la jeune fille en feu d’ajouter :

"On veut défendre l’égalité et la liberté, la fraternité et la sororité. On est là pour porter ces valeurs dans le monde concret. C’est ce que je trouve choquant avec cette nomination, mais aussi avec différents mouvements du gouvernement."

"Aider ceux qui ne peuvent pas témoigner au micro"

Pour rappel, Gérald Darmanin avait été nommé au poste stratégique de ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de Jean Castex, alors qu’il faisait l’objet de plusieurs accusations. Si l’enquête concernant les soupçons "d’abus de faiblesse" a été classée début septembre, le ministre fait toujours l’objet d’une information judiciaire pour viol.

Également interrogée au sujet de Roman Polanski, qui a conservé sa place de membre de l’Académie des Césars, Adèle Haenel, qui a indiqué vouloir "aider ceux qui ne peuvent pas témoigner au micro", a simplement rétorqué "quel vieux truc".

Reprenant les mots de la désormais célèbre tribune de Virginie Despentes, Adèle Haenel a déclaré : "On reste debout et je pense qu’on continue de gueuler", expliquant :

"Il y a beaucoup de choses qui se passent dans la société française, un vrai dynamisme de la part des populations mobilisées qui est assez enthousiasmant, et j’ai envie de faire partie de ce peuple-là, en fait."

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