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Tests, troisième dose et pas de confinement : ce qu’il fallait retenir de la conférence d’Olivier Véran

Publié le

par Clothilde Bru

© Capture écran Twitter, ministère de la Santé

Le ministre de la Santé mise également sur un mystérieux nouveau traitement dont il a dévoilé les contours.

Ce jeudi 25 novembre, le ministre de la Santé et des Solidarités Olivier Véran, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et le directeur général de la Santé Jérôme Salomon ont tenu une conférence de presse pour annoncer de nouvelles mesures et juguler la cinquième vague de Covid-19 qui se fait sentir en Europe.

Plusieurs indicateurs en témoignent. Hier, mardi 24 novembre, la barre des 30 000 cas positifs a été franchie – un record depuis avril dernier. Ce mercredi, on compte 8 000 classes de primaire fermées dans l’Hexagone. C’est 2 000 de plus qu’avant-hier. Malgré cette reprise épidémique, Olivier Véran a confirmé que le gouvernement n’envisage pas de recourir à des mesures drastiques.

"Je ne vous annoncerai ni confinement, ni couvre-feu", a-t-il déclaré, rassurant un certain nombre d’entre nous. Pour autant, il a expliqué que cette "cinquième vague sera plus forte et plus longue que la quatrième" cet été. Et de citer deux principales raisons : le variant delta particulièrement contagieux, couplé à la saison hivernale propice à l’enfermement. "L’hiver est la saison idéale pour la transmission de tous les virus", a rappelé Jérôme Salomon.

Ouverture de la troisième dose à tous les adultes

Pour le ministre de la Santé, il s’agit de "passer cette vague sans recourir aux outils les plus contraignants", mais en utilisant les cartes dont la France dispose déjà, à savoir : l'une des couvertures vaccinales les plus fortes au monde, les gestes barrières et le pass sanitaire.

Olivier Véran a donc confirmé l’ouverture de la dose de rappel de vaccin anti-Covid à tous les adultes, ainsi qu’une réduction dans les délais pour la recevoir. "Dans ce contexte de forte circulation, pas besoin d’attendre six mois" pour le faire, a tranché le ministre. Cinq mois après sa deuxième dose, chaque adulte de plus de 18 ans peut se voir administrer une troisième dose.

"Votre mémoire immunitaire n’est pas infaillible", a expliqué Olivier Véran, selon lequel cette troisième dose démultiplie l’immunité des patients qui l’ont déjà reçue, et ce dès les premières heures. À noter que les plus de 65 ans doivent déjà recevoir ce rappel, ainsi que les personnes à risque et les soignants.

En pratique, cela concerne 25 millions de Français, dont 19 millions désormais éligibles pour se faire vacciner dans les deux prochains mois. "Oui, nous avons suffisamment de vaccins", a assuré le ministre qui a évoqué 25 millions de vaccins à ARN messager en stock (Pfizer, ou Moderna pour les plus de 30 ans).

Validité du pass sanitaire

À noter qu'"une infection correspond à une injection", a expliqué le ministre. Les personnes qui ont eu le Covid doivent donc aussi recevoir le rappel.

Dès le 15 décembre, les plus de 65 ans devront attester de cette troisième dose pour garder un pass sanitaire valide. Les personnes âgées de 18 à 64 ans ont jusqu’au 15 janvier. Il a rappelé que 6 millions de Français ne sont toujours pas vaccinés, "après un an de campagne vaccinale", et malgré le fait que "des milliards d’êtres humains ont été vaccinés dans le monde".

S’agissant de la vaccination des enfants de cinq à onze ans, il a expliqué que le sujet était bien à l’étude, mais que si elle était entérinée, elle ne serait pas mise en place avant 2022. Olivier Véran a également annoncé de nouvelles restrictions en matière de tests. Ils ne seront plus valables que 24 heures, contre 72 heures jusqu’alors, et ce dès lundi 29 novembre.

Gestes barrières et nouveau traitement

Olivier Véran a également rappelé l’importance des gestes barrières : "Il faut rester vigilant à tout instant, reprendre les bonnes habitudes." "Nous ne manquons clairement pas de gel", a ironisé le ministre de la Santé, qui s’est ostensiblement lavé les mains avant sa prise de parole.

Il a également annoncé que les masques seront à nouveau obligatoires partout en intérieur, dans les lieux couverts par le pass sanitaire. Et cette mesure pourra être étendue à des lieux extérieurs sur décision des autorités locales lors de certains événements, comme les marchés de Noël.

"Aérer, souvent, partout", a martelé le ministre avant de faire la promotion d’un nouveau traitement auquel les personnes à risque pourront avoir accès dès le mois de décembre. Contrairement à ce qui existe déjà, ce comprimé ne nécessite pas d’être hospitalisé. Administré dans les cinq premiers jours, il réduit par deux le risque d’aller à l’hôpital, a expliqué le ministre de la Santé, selon lequel "la France est le premier pays européen à en faire bénéficier ses citoyens".

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