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Sport, couvre-feu, jauges… : ce qui change ce mercredi avec la phase 2 du déconfinement

Publié le

par Astrid Van Laer

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De nombreuses restrictions resteront encore en vigueur mais un assouplissement général aura lieu demain.

Se refaire une santé avant l’été ou se distraire : mercredi, salles de sport, casinos, parcs d’attractions et thalassos vont pouvoir rouvrir à la faveur d’une "forte" amélioration sur le front de l’épidémie de Covid-19 en France.

Le couvre-feu sera en outre repoussé de 21 heures à 23 heures et les bars et restaurants pourront désormais accueillir leurs convives à l’intérieur, plus uniquement en terrasse. À la grande joie des restaurants étoilés et gastronomiques qui n’en sont pas tous pourvus.

Pas question en revanche de prendre son petit noir au comptoir et la jauge restera réduite pour les places à l’intérieur.

Au terme de plus de sept mois de disette, il sera également possible de faire de la musculation ou reprendre les cours de zumba en salle, de retourner dans les piscines couvertes, de séjourner dans un centre de thalassothérapie ou de faire des auto-tamponneuses à la fête foraine.

Le parc Astérix, fermé pendant sept mois, rouvrira ses portes, avec une jauge à 65 %, masque obligatoire et marquage au sol pour garantir la distanciation. Disneyland Paris, première destination touristique privée en Europe, suivra à compter du 17 juin, mais les câlins avec les mascottes resteront prohibés.

Les foires commerciales pourront elles aussi reprendre. Le forum annuel de la technologie Vivatech sera l’un des premiers salons professionnels à se tenir, du 16 au 19 juin. L’accès de cet évènement pour lequel une jauge maximale a été fixée à 5 000 personnes sera conditionné à la présentation d’un test négatif ou d’un certificat de vaccination.

Cinémas, théâtres et musées pourront augmenter le nombre de spectateurs et visiteurs à 65 % de leur capacité initiale contre une jauge fixée à 35 % lors de la phase 1, le 19 mai.

Ce qui devrait faciliter la vie des touristes avec la possibilité à compter du 9 juin pour les personnes entrant en France de se passer de test PCR moyennant un certificat de vaccination. En attendant l’entrée en vigueur le 1er juillet du pass sanitaire européen.

Autre mesure prévue mercredi : le télétravail sera assoupli avec un retour de davantage de salariés dans les bureaux. Cette deuxième phase a été rendue possible par la poursuite de la nette amélioration des conditions sanitaires observée à partir de début mai, liée selon le gouvernement à l’accélération de la vaccination.

"Tous les indicateurs sont au vert" 

"Tous les indicateurs sont au vert, l’incidence [nombre de nouveaux cas enregistrés sur une semaine, ndlr] est en dessous de 100 (pour 100 000 habitants), la situation continue de s’améliorer fortement sur l’ensemble du pays", a estimé le ministre de la Santé, Olivier Véran sur BFM dimanche.

Au pic de la troisième vague, fin mars, le taux d’incidence avait dépassé le seuil critique de 600 en Île-de-France et Hauts-de-France et 57 départements français étaient au-dessus du seuil d’alerte de 250 cas pour 100 000 habitants.

"Le déconfinement progressif [amorcé le 19 mai avec le retour des collégiens à l’école, la réouverture des bars et restaurants, des cinés, théâtres et musées, ndlr] n’a pas cassé cette dynamique vertueuse", a-t-il ajouté.

Le ministre a souligné qu'"à l’évidence ce déconfinement progressif se passe bien" : "nous avons une baisse de 20 à 25 % de la circulation du virus chaque semaine" et un "taux d’hospitalisation quotidien à un niveau comparable à septembre", avant la deuxième vague de l’épidémie.

Dimanche soir, 14 525 malades du Covid-19 étaient hospitalisés contre 16 775 le dimanche précédent, dont 2 527 en "soins critiques", contre 2 993 une semaine auparavant, qui traitent les cas les plus graves dont les patients en réanimation, soit plus de moitié moins qu’au pic de la troisième vague quand ils étaient environ 6 000.

Olivier Véran a pronostiqué que la France allait "descendre sous les 5 000 cas [nouveaux par jour] puis 2 000 cas" mais on ne sera "pas sûrs d’avoir battu le virus" avant novembre ou décembre si aucune nouvelle vague n’apparaît. Depuis mars 2020, l’épidémie a fait 110 027 morts en France.

Beaucoup dépendra du rythme de vaccination alors qu’un cinquième de la population, soit 20,3%, est complètement vacciné. Appelant à ne pas relâcher les gestes barrière après la première dose, le ministre a invité les Français à se faire vacciner rapidement, si possible avant les congés d’été.

Konbini news avec AFP

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