Chad / Darfurian refugees from Sudan / Djabal camp (17 766 refugees, 4681 families), 4 kilometers west from Goz Beida UNHCR sub-office located 217 km south from Abeche, located 900 kilometer east from N’Djamena the chadian capital. The camp, created on 4/6/2004, is located 80 km from the sudanese border. A pupil during a morning course, in Ali Dinnar primary school. The curriculum is the sudanese one. 690 pupils attend the school where 19 teachers are working. The buildings are not numerous enough. There are 11 classes for 7 classrooms. There are 6 primary schools in Djabal for 4496 pupils (2420 boys and 2076 girls). / UNHCR / F. Noy / December 2011

Soudan : condamnée pour avoir tué son violeur, Noura Hussein ne sera finalement pas exécutée

L’homme auquel elle avait été mariée de force à l’âge de 16 ans tentait de la violer.

Darfurians refugees in Eastern Chad. (© Flickr)

Soulagement pour Noura Hussein, 19 ans. La jeune Soudanaise devait être exécutée, reconnue coupable de l’homicide volontaire de son mari. Elle l’avait poignardé alors qu’il tentait de la violer. Une Cour d’appel a finalement annulé cette décision mardi 26 juin et commué sa peine en cinq ans de prison et une amende de 337 500 livres soudanaises (soit environ 12 000 euros) selon L’Express.

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À l’âge de 16 ans, la jeune Soudanaise avait été mariée de force à son agresseur par son père. Un jour de mai 2017, son mari la viole avec la complicité de ses frères et d’un cousin qui la maintiennent immobile, cette dernière refusant de "consommer" le mariage. Le lendemain, il essaie à nouveau. C’est alors que l’adolescente le poignarde à mort.

Elle est condamnée en juillet 2017 par le tribunal d’Omdourman qui la déclare coupable d’homicide volontaire. En mai 2018, Amnesty International lance une campagne pour alerter sur le sort de la jeune femme. Son histoire fait le tour de la planète. Il y a quelques semaines, nous avions rencontré Zaynub Afinnih, une Française de 16 ans à l’origine d’une pétition pour sauver Noura, qui a récolté près d’1,5 million de signatures.

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Amnesty International a par ailleurs salué cette décision sur Twitter, tout en soulignant que 5 ans d’emprisonnement restait "une sanction disproportionnée".

Au cours des dernières années, des ONG et des militants des droits des femmes et des enfants ont multiplié les campagnes contre les mariages forcés, notamment de mineur·e·s. Aujourd’hui encore, au Soudan, la loi autorise le mariage des enfants de plus de 10 ans.

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Par Clothilde Bru, publié le 27/06/2018

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