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Situation sanitaire et mesures restrictives : retour sur la prise de parole de Jean Castex

Publié le

par Astrid Van Laer

Hormis à Mayotte, où un confinement vient d’être instauré pour 3 semaines, Jean Castex a exclu cette mesure au niveau national.

Le chef du gouvernement a pris la parole ce jeudi pour faire un point sur la situation sanitaire française, qu’il a qualifiée en préambule de "particulièrement fragile". Évoquant 20 000 nouveaux cas et 600 nouvelles hospitalisations par jour, Jean Castex a ajouté : "6 malades sur 10 accueillis en service de réanimation sont des malades du Covid."

"Les chiffres sont très élevés et se traduisent par une pression majeure", a déclaré le Premier ministre, précisant toutefois que l’Hexagone n’avait "pas connu de nouvelle vague d’ampleur". "Nous ne devons pas baisser la garde", a-t-il cependant martelé, évoquant l’apparition des nouveaux variants "beaucoup plus contagieux que le virus classique" et "pouvant conduire à des flambées épidémiques" :

"Ces variants constituent une menace bien réelle. Ils sont déjà présents sur notre territoire et progressent en termes de diffusion. En quelques semaines, la part de malades atteints est passée d’environ 3,3 % le 8 janvier à 14 % aujourd’hui, selon les estimations."

Jean Castex a ensuite rejeté pour l’heure l’instauration d’un nouveau confinement, arguant : "nous en connaissons le coût économique, social, humain et parfois même sanitaire". Et de reconnaître : "plus le temps passe, plus les mesures de restriction se succèdent et plus leur impact est difficile à supporter", ajoutant :"nous mesurons les risques psychosociaux qui s’accumulent".

Reconfinement : "Si nous y étions contraints, nous n’hésiterions pas"

"Un nouveau confinement ne peut s’envisager qu’en tout dernier recours", a-t-il aussi dit, expliquant que "la situation ne le justifie pas à ce jour" et qu'il veut "tout mettre en œuvre pour l’éviter", mais précisant vouloir "être clair" : "si nous y étions contraints, nous n’hésiterions pas à prendre nos responsabilités".

"Chaque jour compte", a alors déclaré le Premier ministre, évoquant une "course contre la montre"."Nous devons nous battre pied à pied", a-t-il dit, ajoutant : "en maintenant les mesures de restriction qui sont en vigueur". "Le moment n’est pas venu de les alléger", a-t-il prévenu, assurant "partager le désarroi et l’impatience" des Français impactés : "je le comprends, mais [assouplir] n’est pas encore possible".

"L’heure est au renforcement de nos mesures", a-t-il dit, rappelant les mesures prises la semaine passée telles que la fermeture des frontières mais aussi l’annonce de ce jeudi à savoir l’instauration d’un confinement généralisé à Mayotte pour une durée minimum de trois semaines.

"Le télétravail partout où c’est possible est impératif", a-t-il en outre demandé, renchérissant : "il y a encore trop de milieux professionnels où le télétravail est possible mais n’est pas utilisé". Quant au vaccin, Jean Castex a déclaré : "D’ici la semaine prochaine, tous les résidents d’Ehpad auront reçu leur première injection", avant d’annoncer l’ouverture de"1,7 million de rendez-vous supplémentaires pour les premières injections".

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