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Séparatismes : retour sur les cinq axes du discours d'Emmanuel Macron

Publié le

par Inès Roulaud

© Ludovic Martin / AFP

Le président de la République à dévoilé ce vendredi 2 octobre aux Mureaux (Yvelines) son plan d'action.

Un projet de loi visant à "défendre la République et ses valeurs" sera présenté le 9 décembre en conseil des ministres, puis discuté au Parlement au premier semestre 2021. Retour sur les 5 grands axes de ce plan d’action.

Des nouvelles règles à l’école
C’est la mesure phare de son discours. Emmanuel Macron a annoncé qu’à partir de la rentrée 2021, l’instruction scolaire à domicile sera "strictement limitée, notamment aux impératifs de santé", et deviendra donc obligatoire pour tous dès l’âge de 3 ans. "J’ai pris une décision sans doute des plus radicales depuis la loi de 1882 [loi Ferry qui rend l’instruction obligatoire] ou celle sur la mixité à l’école en 1969, a-t-il annoncé. Aujourd’hui, plus de 50 000 enfants suivent l’instruction à domicile, un chiffre qui augmente chaque année."

L’obligation de "neutralité" étendue aux délégataires du service public
Les auteurs de la loi prévoient d’interdire notamment les lieux de prières improvisés dans les entreprises de transport et les aéroports. "L’obligation de neutralité sera applicable aux agents publics dans le cadre, évidemment, de leur action. Mais surtout, elle sera étendue aux salariés des entreprises délégataires, ce qui n’était pas clairement le cas jusqu’alors", a expliqué le chef de l’État.

Accentuation de la lutte contre la radicalisation
Il a également annoncé son intention de "libérer l’islam en France des influences étrangères", en mettant fin au système de formation des imams à l’étranger. "Dès la fin 2017, des plans de lutte contre la radicalisation impliquant l’ensemble de l’État ont été déployés à bas bruit dans 15 quartiers de manière extrêmement confidentielle, pour avoir des méthodes les plus efficaces." Le chef de l’État a aussi dit sa volonté "d’empêcher les putschs" par des "extrémistes" dans les mosquées. Un "dispositif anti-putsch très robuste" figurera dans le futur projet de loi contre les séparatismes.

Les motifs de dissolution des associations étendus
Pour renforcer le contrôle des financements des lieux de culte, Emmanuel Macron a affirmé qu’il entendait "inciter" les associations cultuelles musulmanes, qui sont majoritairement constituées sous le régime de l’association loi 1901, "à basculer" dans le régime de la loi de 1905, moins souple sur le plan des obligations comptables. "C’est la fin d’un système d’opacité." "Il ne s’agit pas d’interdire les financements" étrangers, "mais de les encadrer".

"Nous avons nous-mêmes construit notre séparatisme"
"C’est celui de nos quartiers, c’est la ghettoïsation que notre République a laissé faire", "nous avons construit une concentration de la misère et des difficultés et nous le savons très bien", a déclaré Emmanuel Macron. "Nous avons concentré les difficultés éducatives et économiques dans certains quartiers de la République. Nous n’avons pas pu, à cause justement de cela, suffisamment recréer de mixité et surtout, nous n’avons pas réussi à aller aussi vite que ce phénomène en termes de mobilité éducative et sociale. Et donc, nous avons créé des quartiers où la promesse de la République n’a plus été tenue."

Konbini news avec AFP

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