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Selon Maxime Nicolle des gilets jaunes se préparent à prendre les armes

L’un des visages du mouvement s’inquiète : "Il y a des gens qui sont déjà dans leur tête prêts à mourir."

Maxime Nicolle/capture d'écran Facebook

Maxime Nicolle, aka Fly Rider, dont les live sont particulièrement suivis, a posté une vidéo au lendemain du réveillon afin d’alerter le gouvernement sur la radicalisation d’une partie du mouvement :

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"Il y a des gens qui se préparent à être beaucoup moins pacifiques, voire plus du tout pacifiques en fait. Il faut être clair."

Il s’inquiète des commentaires et des messages qu’il peut voir circuler ces derniers jours. Il évoque un "soulèvement national et un appel aux armes."

Dans cette nouvelle vidéo d’un peu moins d’une heure et visionnée plusieurs dizaines de milliers de fois, le jeune homme s’adresse directement à Emmanuel Macron, qu’il appelle "Manu", et à un certain ministre : "Je sais que sur ce groupe il y a des gens du gouvernement qui regardent les vidéos que je fais, dont un ministre."

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Quelques heures plus tôt il avait partagé la bande-annonce d’un documentaire disponible sur Netflix qui raconte le soulèvement de 2015 en Ukraine, Winter on Fire : Ukraine’s Fight for Freedom. Il affirme que le film est régulièrement commenté par des gilets jaunes qui assurent vouloir s’en inspirer.

"Je n’ai pas envie que ça en arrive là, je ne veux pas que ça en arrive à une guerre civile", déplore-t-il face caméra. "Beaucoup de gens, pas tous, pas la totalité des gens, mais beaucoup de gens sont prêts à perdre la vie pour que notre futur soit meilleur", ajoute-t-il.

Dans un discours sur le mode "la violence engendre la violence", il accuse Emmanuel Macron d’être responsable du soulèvement armé qui gronde : "T’as envoyé des flics taper leurs gosses, taper leurs grands-mères, leurs grands-pères, leurs frères, leurs sœurs, des femmes, des enfants."

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Il affirme aussi voir passer des messages de gilets jaunes qui souhaitent s’en prendre aux CRS. "Il y a des gens qui vont peut-être faire des graves conneries", assure-t-il avant d’enjoindre les policiers à cesser de travailler pour les rejoindre.

Par Clothilde Bru, publié le 02/01/2019

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