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Selon Donald Trump, les Blancs meurent plus que les Noirs de violences policières

Publié le

par Clothilde Bru

© Al Drago for The Washington Post via Getty Images

"Cela arrive à davantage de Blancs."

Selon Donald Trump, les Blancs sont plus nombreux à être assassinés par les forces de l’ordre que les Noirs.

Mardi 14 juillet, le président des États-Unis donnait une interview à la chaîne CBS. Deux mois après l’assassinat de George Floyd par un policier à Minneapolis, la journaliste l’a interrogé sur le problème des violences raciales dans la police.

"Pourquoi est-ce que des Afro-Américains continuent de mourir de la main de policiers ?", lui demande-t-elle.

"Quelle horrible question", lui rétorque le président. Et d’ajouter : "Cela arrive aussi à des Blancs. À davantage de Blancs, d’ailleurs".

Dans un certain sens, Donald Trump a raison, précise le New York Times. Selon plusieurs études universitaires, il est vrai que les Blancs sont plus nombreux à être tués par des policiers.

Pas tout à fait

Toutefois cette donnée est à remettre en perspective. Proportionnellement à leur poids démographique ce sont bien les Noirs qui sont le plus souvent victimes de violences policières. Selon une étude fédérale menée entre 2009 et 2012, citée par le New York Times, le taux de létalité des Noirs aux mains de la police est 2,8 fois supérieur à celui des Blancs.

La remarque passe mal, tant les affaires de ce type se multiplient depuis plusieurs années. La mort de George Floyd en mai dernier a été la goutte d’eau. Dans la vidéo du drame, qui a fait le tour du monde, on peut voir un officier de police le maintenir plaqué au sol, en s’agenouillant sur son cou pendant près de neuf minutes.

Le décès de cet Afro-Américain de 46 ans a déclenché une vague de manifestations sans précédent aux États-Unis. Pendant plusieurs semaines, partout à travers le pays, les rassemblements se sont multipliés pour demander la fin des brutalités policières.

Donald Trump s’est toujours désolidarisé de ces manifestations contre le racisme, menaçant même d’envoyer l’armée.

Les prochaines élections américaines arrivent à grands pas. En novembre prochain, celui dont la cote de popularité a été entamée par la gestion du coronavirus remet son mandat en jeu.

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