© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Réforme des retraites : un deuxième tweet de Marlène Schiappa refait surface

Et c'est plutôt embarrassant.

"Coucou Marlène Schiappa, je crois que la Marlène de 2015 a un message pour toi" : la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes a été interpellée aujourd’hui par le chroniqueur de France Inter Guillaume Meurice sur Twitter. Et pour cause : depuis ce matin, un tweet de Marlène Schiappa datant de 2015 refait surface et, en pleine réforme du système de retraites, pose question.

Elle y interrogeait : "Après 50 ans on ne t’embauche plus mais le Medef veut que tu partes à la retraite à 67 ans… Pendant 17 ans, tu fais quoi ?"

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Elle a répondu au chroniqueur de France Inter : "Merci Doc pour ce message du passé, la DeLorean me l’avait envoyé ! C’est pour ça que le gouvernement a demandé des propositions sur l’emploi des seniors dans le rapport Bellon", en référence à la mission sur le maintien des seniors confiée à la présidente du conseil d’administration de Sodexo, Sophie Bellon.

"Les gens veulent partir à la retraite avant de mourir de fatigue"

La semaine dernière déjà, un tweet daté de 2010 soutenant la grève contre la réforme des retraites, intitulé "la grève expliquée à ma fille", avait embarrassé la ministre. Dans ce texte, elle expliquait à sa fille l’origine de manifestations sous Nicolas Sarkozy : "Les gens veulent partir à la retraite avant de mourir de fatigue au travail, et si possible être assez bien payés pour ne pas aller balayer le McDo alors qu’ils marchent avec une canne."

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Et elle concluait ainsi : "Mes mamies sont à la retraite. Mais moi je n’irai pas, et toi non plus. Tu travailleras sans doute jusqu’à 80 ans."

Vivement critiquée pour cette volte-face, elle avait répliqué en déclarant :

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"Tu parles d’un scoop ! Il y a 9 ans 1/2 j’ai publié un post de blog expliquant pourquoi je soutenais la grève contre la réforme des retraites du gouvernement Fillon en 2010. Comme d’autres (la CFDT, par exemple…), je soutiens en 2019 la nécessité de bien réformer ce système."

Par Astrid Van Laer, publié le 12/12/2019

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