Par avincent

Leclerc, Carrefour puis Intermarché, Casino et Auchan semblent faire front commun pour vendre – pour certaines jusqu'à la fin du mois de novembre – le carburant à prix coûtant.

(© Guillaume Souvant/AFP)

Depuis le 5 novembre, les enseignes de la grande distribution ont décidé de répondre à la grogne des consommateurs, suite à la hausse des taxes sur le carburant décidée par le gouvernement.
 
Il faut dire que la hausse des taxes à compter du 1er janvier 2019 suscite l'incompréhension d'un grand nombre de Français. Ils sont déjà plus de 750 000 à avoir signé une pétition appelant au barrage des routes le 17 novembre prochain.
 
Selon un sondage réalisé par franceinfo, ce serait plus de 78 % de la population qui soutiendrait cette journée de mobilisation, la qualifiant de "justifiée", en protestation contre une hausse annoncé de 6 à 7 centimes pour le diesel, et de 3 à 4 centimes pour l’essence. Un soutien extrêmement massif, qui pousse même, selon la même étude, 55 % des sympathisants de la République en Marche à soutenir, eux aussi, le mouvement.
 
Pour autant, 22 % des personnes interrogées pensent que cette hausse des taxes est "une bonne chose, car il faut avant tout que les Français se déshabituent des produits pétroliers, quitte à ce que cela leur coûte plus cher pendant un certain temps".
 
Interrogé sur Europe 1, le chef de l’État a déclaré qu'il "faut davantage taxer les énergies fossiles car on doit en sortir pour réinvestir dans les nouvelles énergies", affirmant que "70 à 80 % du prix des carburants" fluctue selon les cours mondiaux. "Le gouvernement ne se trompe pas et va dans la bonne direction : moins taxer le travail et davantage taxer ce qui pollue" a par ailleurs ajouté Emmanuel Macron.
 
En un an, le prix du diesel à la pompe a progressé d'environ 23 % contre 15 % pour celui de l'essence.