De gauche à droite : © Olivier Douliery / AFP – © HO / IRANIAN SUPREME LEADER’S WEBSITE / AFP – © RONEN ZVULUN / POOL / AFP

"Priorité à la désescalade" et "riposte retentissante" : les réactions aux tirs iraniens

Du côté de Donald Trump, le mot d'ordre officiel est, pour l'instant, le suivant : "Jusqu'ici, tout va bien."

L’Iran avait promis de se venger de l’assassinat du général Qassem Soleimani par les États-Unis. Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 janvier, le pays a donc répliqué par deux frappes sur des bases abritant des soldats américains en Irak. Pas moins de 22 missiles ont été lancés sur les bases d’Aïn al-Assad, dans l’ouest du pays, et d’Erbil, au nord. Pour l’heure, il est difficile de connaître le nombre de morts précis suite à cette riposte.

Un premier bilan provisoire transmis par la télévision publique iranienne faisait état de 80 victimes américaines. Pourtant, Donald Trump a de son côté publié une déclaration dans laquelle il a fait savoir qu’il ferait une déclaration mercredi et a annoncé :

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"Tout va bien. Des missiles ont été lancés depuis l’Iran sur deux bases militaires situées en Irak. L’évaluation des pertes et des dommages est en cours.

Jusqu’ici tout va bien ! Nous avons de loin les militaires les plus puissants et les mieux équipés du monde !"

"Le régime américain vicieux et arrogant"

L’ayatollah Ali Khamenei a quant à lui pris la parole à la télévision iranienne et a qualifié cette attaque par tirs de missile de "gifle en pleine face" des Américains. Et dans un communiqué, traduit du persan par l’AFP, les Gardiens de la révolution déclarent :

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"Nous avertissons le Grand Satan, le régime américain vicieux et arrogant, qu’à tout nouvel acte malveillant ou nouveau mouvement d’agression seront opposées des réponses encore plus douloureuses et dévastatrices."

Et a ajouté : "Nous ne considérons en aucun cas que le régime sioniste soit dissocié des États-Unis dans [la responsabilité] de ces crimes." Ce à quoi le Premier ministre Benyamin Netanyahou a répondu : "Quiconque nous attaque recevra une riposte retentissante."

La France condamne les attaques

La France a pour sa part pris la parole en fin de matinée mercredi par le biais de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. Celui-ci a "condamné les attaques conduites cette nuit par l’Iran en Irak contre des emprises de la Coalition contre Daech" et ajouté :

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"La France réitère sa solidarité à l’égard de ses alliés et partenaires au sein de la Coalition, ainsi que son attachement à la souveraineté et à la sécurité de l’Irak.

La priorité va plus que jamais à la désescalade. Le cycle de violences doit s’interrompre. La France reste pour sa part déterminée à travailler à l’apaisement des tensions. Elle est en contact avec l’ensemble des parties concernées pour encourager la retenue et la responsabilité."

Enfin, de son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré avoir "établi et programmé des relations avec de nombreux acteurs de la région et au-delà pour désamorcer la situation", expliquant :

"L’utilisation d’armes doit cesser MAINTENANT pour laisser la place au dialogue. Nous sommes appelés à tout mettre en œuvre pour relancer les pourparlers."

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Par Astrid Van Laer, publié le 08/01/2020