(c) Compte facebook de F. Ruffin

Pour les organisateurs de la "fête à Macron", "le 5 mai doit servir de propulseur"

Le 5 mai, une "manif' pot-au-feu" est organisée par François Ruffin pour "faire sa fête à Macron". Le comité d’organisation de l’événement était réuni ce matin dans le 10e arrondissement de la capitale pour exposer sa "convergence des luttes".

(© François Ruffin, via Facebook)

Ils s’appellent Marion, François, Emmanuel, Rémy, Guillaume, Corinne, Catherine ou encore Frédéric. Chercheurs au CNRS, journalistes, infirmiers, syndicalistes, étudiants ou encore militants écolos, ils seront tous présents le 5 mai pour "faire sa fête à Macron". Rassemblés à Paris rue du Château d’Eau ce mercredi 2 mai pour expliquer leur lutte, ces derniers n’ont pas mâché leurs mots, exprimant un sentiment de ras-le-bol.

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"On veut faire quelque chose de ce marasme" et pour cela, "le 5 mai doit servir de propulseur", explique la jeune Marion, étudiante à Paris 3. La grande manifestation parisienne, qui partira de la place de l’Opéra (et non du Louvre comme cela était prévu), a pour but de célébrer le premier anniversaire de l’élection du chef de l’État. Il faut "montrer une opposition forte" affirment les organisateurs, car les militants seraient "mobilisés, mais ne sont pas écoutés".

Très attendu, le réalisateur de Merci patron !, François Ruffin, était annoncé, mais ne s’est pas présenté. "On avait envie de se montrer nous et l’on s’est dit que l’on suffirait", expliquent ceux qui se sont occupés d’organiser la marche à ses côtés. "M. Ruffin avait une réunion de groupe et puis, quand il est là, il parle beaucoup, non ?", indique ironiquement une jeune femme à l’adresse des journalistes, visiblement déçus de l’absence du trublion médiatique.

"Il n’y a pas de petite bataille"

(© Astrid Van Laer/Konbini)

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Leurs combats sont très différents. Catherine, soignante en EHPAD, évoque ses conditions de travail tandis qu’Emmanuel, journaliste et syndicaliste à la CGT, pointe du doigt les projets de loi sur les fake news et le secret des affaires : "Depuis qu’Emmanuel Macron est au pouvoir, on ne peut plus faire notre travail, on n’y arrive plus." Mais ils s’accordent sur la source de leur colère : la politique du président.

"C’est une véritable convergence des luttes, il n’y a pas d’opposition entre nous. Il faut que l’on soit unis car ça va taper fort", explique un membre du syndicat CGT Spectacle. De son côté, Marion annonce : "On veut faire sauter le verrou." Il y a une "urgence", répètent tous ces membres du comité d’organisation, une urgence à lutter contre le gouvernement d’un chef d’État qu’ils trouvent "méprisant".

Ils veulent tous montrer à quoi ressemble le monde "violent, capitaliste et belliqueux" d’Emmanuel Macron. Pour cela, quatre chars seront présents le 5 mai : le premier montrera Emmanuel Macron en Dracula, un autre en Jupiter et un dernier en Napoléon. En face de ces trois-là se dressera le "char de la résistance", composé des organisateurs de cette manifestation.

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Leur mot d’ordre ? "Il n’y a ni petite bataille, ni petite victoire", et leur intention de lutter contre "le président des riches" n’a rien de petit, comme en témoigne le sentiment d’urgence qui les anime. Reste à savoir si, en l’absence de Jean-Luc Mélenchon et Philippe Martinez, leur ferveur sera assez rassembleuse et communicative.

Par Astrid Van Laer, publié le 02/05/2018

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