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Photomontage d’Emmanuel Macron en Hitler : enquête ouverte pour "injure publique"

Publié le

par Konbini News

© Yoan VALAT / POOL / AFP

Ce photomontage figurait sur deux grands panneaux publicitaires de 4 m sur 3 m à La-Seyne-sur-Mer et à Toulon.

Mardi, le parquet de Toulon a ouvert une enquête pour "injure publique" contre un afficheur varois qui a représenté le président Emmanuel Macron en Adolf Hitler sur deux grands panneaux pour dénoncer la contrainte vaccinale anti-Covid.

"J’ai saisi la sûreté départementale du commissariat de Toulon dans le cadre d’une enquête préliminaire", a indiqué à l’AFP le procureur de Toulon Bernard Marchal précisant que la qualification retenue pourrait évoluer.

Si l’ancien délit "d’offense au président de la République" a été abrogé en 2013 après un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme condamnant la France, le chef de l’État est protégé de l’injure et de la diffamation publique comme tout citoyen ordinaire, même si les poursuites, parfois perçues comme une atteinte à la liberté d’expression, sont rarissimes.

"Obéis, fais-toi vacciner", proclame l’affiche incriminée qui représente le président Emmanuel Macron dans l’uniforme du leader nazi Hitler, avec une petite moustache, une mèche sur le front et le sigle du mouvement présidentiel LREM détourné en croix gammée.

Le message a été affiché ces derniers jours sur deux grands panneaux publicitaires de quatre mètres sur trois situés sur une quatre voies à La-Seyne-sur-Mer et à l’entrée de Toulon où une personne choquée avait tagué le mot "Honte".

"Cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion"

Son auteur, Michel-Ange Flori, est un afficheur varois propriétaire de 400 panneaux entre Bandol et Hyères, habitué des campagnes polémiques sur les deux panneaux qu’il s’est réservé pour commenter à sa façon l’actualité. Il s’était engagé aux côtés des gilets jaunes.

"Vous voyez Hitler, mais on peut y voir Staline, ou moi j’y vois Charlie Chaplin dans 'Le dictateur'", a-t-il déclaré à l’AFP. Ces affiches visent à questionner "cette démocratie où les décisions sont prises sans discussion lors d’un conseil sanitaire", a-t-il expliqué.

En 1999, sa première affiche au moment de l’affaire des paillotes en Corse titrée : "Corse : présumé coupable. Préfet : présumé innocent. Chevènement : l’innocence sélective", lui avait valu 36 heures de garde à vue.

En 2019, la chaîne BFMTV a obtenu sa condamnation pour une affiche titrée : "La police vous parle tous les jours sur BFMTV". À l’audience, l’afficheur avait plaidé "le droit à la parodie et à la liberté d’expression".

Konbini news avec AFP

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