EDITORS NOTE: Graphic content / Diners eat in the nude at the newly opened nudist restaurant « o’naturel » in Paris on December 5, 2017. – Leave your coats, your pants and your inhibitions at the door: a Paris restaurant has begun serving up classic French fare to diners in the nude. Located down a quiet side street in southwest Paris, O’naturel, billed as the French capital’s first nudist restaurant, is the brainchild of 42-year-old twins Mike and Stephane Saada. (Photo by GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – TO ILLUSTRATE THE EVENT AS SPECIFIED IN THE CAPTION

Parisiens, vous voulez dîner complètement à poil ? Il vous reste un mois

"Se déshabiller pour aller manger, on ne le fait pas tous les quatre matins."

Restaurant O’Naturel. (© Geoffroy van der Hasselt/AFP)

L’unique restaurant naturiste de Paris va mettre la clé sous la porte. "C’est avec un grand regret que l’on vous annonce la fermeture définitive du restaurant O’Naturel", écrivent les fondateurs sur leur site Web. L’enseigne fermera ses portes le 16 février prochain, faute de clients en nombre suffisant.

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D’ici là, "nous nous laissons la possibilité à ceux qui voudraient tenter l’expérience ainsi que nos fidèles soutiens le temps de venir", explique Mike Saada, cofondateur du restaurant avec son frère Stéphane, dans les colonnes du Figaro.

Installé dans le XIIe arrondissement de Paris, O’Naturel avait ouvert ses portes en novembre 2017. Une fois passés par le vestiaire, les clients en costume d’Adam ou d’Ève pouvaient profiter d’une vingtaine de tables et d’une cuisine "bistronomique" avec des menus allant de 39 à 49 euros.

L’annonce de la fermeture n’est pas une surprise pour Cédric Amato, vice-président de l’Association des naturistes de Paris – et lui-même client régulier. Selon lui, "c’est trop tôt" pour qu’un commerce soit dédié entièrement au naturisme. "Sur une année complète, on n’a pas assez de gens qui viennent dîner nu en pleine capitale."

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Le naturisme urbain doit passer par des expériences éphémères "rattachées au plaisir et au partage", poursuit-il. À l’image de la visite naturiste au Palais de Tokyo en mai 2018, ou de l’ouverture pour les beaux jours d’un espace dédié au bois de Vincennes en 2017.

Autre problème selon lui, l’absence d’habitués. "Se déshabiller pour aller manger, on ne le fait pas tous les quatre matins", commente-t-il. Enfin, son dernier regret : le choix d’un quartier "résidentiel", "un peu limité", et l’absence d’un extérieur pour les beaux jours.

Konbini avec AFP

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Par Astrid Van Laer, publié le 08/01/2019

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