Activists from the French far-right political movement Generation Identitaire (GI) and European anti-migrant group Defend Europe conduct an operation titled « Mission Alpes » to control access of migrants using the Col de l’Echelle mountain pass on April 21, 2018 in Nevache, near Briancon, on the French-Italian border. – A hundred Identity Generation (GI) activists blocked on April 21 the Col de l’Echelle mountain pass, a crossing point of migrants in the French Alps, to « ensure that no clandestine can return to France. » (Photo by ROMAIN LAFABREGUE / AFP)

Opération anti-migrants : des membres de Génération identitaire placés en garde à vue

"La répression du gouvernement ne fera que nous encourager à continuer nos actions", a déclaré Génération identitaire.

Opération "Defend Europe", au col de l’Échelle, le 21 avril 2018. (© Romain Lafabregue/AFP)

En avril dernier, ils avaient organisé l’opération "Defend Europe" dans les Alpes. Aujourd’hui, trois membres de Génération identitaire, le président du mouvement, Clément Galant, son porte-parole Romain Espino ainsi que la militante Anaïs Lignier, ont été placés en garde à vue pour leur participation à cette manifestation anti-migrants.

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Les militants de Génération identitaire avaient manifesté au col de l’Échelle, à la frontière italienne des Alpes, avec pour but d’empêcher les migrants de se rendre sur le territoire français. Sur le drapeau géant qu’ils avaient avec eux figurait le message suivant : "Vous ne ferez pas de l’Europe votre maison. PAS QUESTION, rentrez chez vous."

Une première enquête ouverte le 27 avril avait été classée sans suite faute d'infraction ou de plainte, rappelle l'AFP. Mais le procureur de Gap, Raphaël Balland, avait ensuite ouvert une enquête plus globale au motif d'"immixion dans une fonction publique", une infraction prévue en ces termes par le Code pénal :

"Quiconque, sans titre, se sera immiscé dans des fonctions publiques, civiles ou militaires, ou aura fait les actes d'une de ces fonctions, sera puni d'un emprisonnement de deux à cinq ans, sans préjudice de la peine de faux, si l'acte porte le caractère de ce crime."

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Sur le compte Twitter de Romain Espino, un message a été posté après son interpellation, établissant un parallèle avec le rapatriement de 150 djihadistes sur notre territoire :

Quant à l’association, elle s’est empressée d’en tirer les conclusions suivantes : "Défendre nos frontières serait un crime pour notre gouvernement." Sur Twitter, le groupe identitaire a expliqué que "la répression du gouvernement ne fera[it] que [l']encourager à continuer [ses] actions".

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"La persécution continue", ont expliqué ses membres sur les réseaux sociaux, n’oubliant pas de renvoyer vers des liens permettant de leur faire des dons financiers.

Par Astrid Van Laer, publié le 29/01/2019

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