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Nouvel an : qu'aura-t-on le droit de faire (ou de ne pas faire) le soir du 31 ?

Publié le

par Clothilde Bru

© franckreporter / Getty Images

Couvre-feu, tapage nocturne, nombres de convives... on récapitule tout.

Jeudi soir, on s’apprête à fêter le passage en 2021. Nombreux sont celles et ceux qui veulent voir 2020 se terminer. Pour autant, l’ombre qui a entaché cette année n’a pas fini de planer au-dessus de nos têtes. 

Le coronavirus a survécu à 2020 et ces dernières semaines donnent presque l’impression d’un retour à la case départ. En France, on compte 15 000 contaminations par jour en moyenne depuis 3 semaines – soit trois fois plus que l’objectif fixé par le gouvernement pour envisager de lever les restrictions.

Alors qu’une vingtaine de départements dans le rouge appellent à un reconfinement local dès aujourd’hui, Olivier Véran a confirmé hier au journal de 20 heures que l’idée du confinement avait été écartée aux niveaux régional comme national.

"Reculer pour mieux sauter", diront certains, alors que plusieurs pays voisins sont reconfinés depuis plusieurs jours. L’Italie et une partie du Royaume-Uni par exemple, ont été privés de réveillons de Noël et du Nouvel An.  

Afin de profiter le mieux possible de la chance que nous avons, on a jugé utile de rappeler ce qu’on a le droit de faire ou pas pendant le soir de la Saint-Sylvestre.

D’un côté, il y a les recommandations. D’abord, respecter les gestes barrières, à savoir : se laver régulièrement les mains, respecter un mètre de distance voire porter un masque… (pour plus de détails).

Ensuite, comme pour le soir de Noël, le gouvernement préconise de limiter les rassemblements à six personnes, sans compter les enfants. Mais dans les faits, les forces de l’ordre ont-elles le droit de vérifier combien vous êtes ?

Soirée privée et couvre-feu

Non, avait réaffirmé le Conseil constitutionnel en mai dernier. On ne peut pas encadrer par la loi les rassemblements privés. Dans un avis relayé par Le Parisien, il écrivait en mai dernier : "Les mesures relatives aux établissements recevant du public et aux lieux de réunion […] ne s’étendent pas aux locaux à usage d’habitation."

Une information confirmée par le ministère de l'Intérieur contacté par Konbini news : "Il est fortement recommandé de limiter à 6 adultes le nombre de personnes. Le respect de ce chiffre n'est pas inscrit dans la loi, il s’agit d’un appel à la prudence et au civisme (...) Il n'y a pas de sanction prévue si l'on organise une soirée à plus de 6 personnes dans un domicile privé." 

Mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas être verbalisé. En effet, contrairement à une vieille idée reçue, le réveillon de la Saint-Sylvestre ne protège pas d’une amende pour tapage nocturne. Pour rappel, c’est 68 euros.

À noter que les policiers n’ont pas le droit de pénétrer dans le domicile sans permission. 

Évidemment, vous pourrez également être verbalisés si vous organisez ou participez à une soirée qui "dépasse manifestement le cadre privé (par exemple, lorsqu'un système d'entrées payantes est mis en place)", précise le ministère de l'Intérieur. De même "si l'on organise ou participe à une soirée privée dans un établissement fermé en raison des mesures sanitaires (restaurant, salle polyvalente, etc)".

Pour rappel, les sanctions s’élèvent à 135€ pour une première infraction et peuvent monter jusqu’à 3750€ en cas de répétition des faits.

Vient ensuite la question du couvre-feu. Instauré le 15 décembre dernier, il a été levé à titre exceptionnel le soir de Noël, mais il sera bien en vigueur la nuit du Nouvel An.

Interrogé le 10 décembre dernier, le Premier ministre avait reconnu qu’il serait impossible pour lui d’interdire aux gens de dormir chez quelqu’un. Il faudra donc rester au chaud de 20 heures à 6 heures du matin sous peine d’écoper d’une amende de 135 euros.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé que plus de 100 000 policiers nationaux, municipaux et gendarmes seront mobilisés le 31 décembre – un chiffre à relativiser. Sachez que c’était le même nombre l’année dernière alors qu’il n’y avait aucune restriction liée à la pandémie de coronavirus.

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