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Strasbourg : des noms de classes Harry Potter pour pallier la réforme du bac

Les séries S, ES et L ont laissé place à Gryffondor, Poufsouffle, Serpentard ou encore Serdaigle dans ce lycée de Strasbourg.

Le lundi 2 septembre, il y avait de la magie dans l’air dans cet établissement de Strasbourg. Les élèves du Collège épiscopal Saint-Étienne, un établissement privé, ont fait leur rentrée dans des classes rebaptisées avec des noms piochés dans l’univers d’Harry Potter : Gryffondor, Poufsouffle, Serpentard, Serdaigle, mais aussi Beauxbâtons, Durmstrang et Ilvermorny.

Ce sont les élèves qui ont eu l’idée de s’inspirer de l’univers créé par J.K. Rowling pour pallier symboliquement la disparition des filières dites "classiques" S, ES, L, dès la première cette année.

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"Avec la réforme du baccalauréat, les filières L, ES et S disparaissent, puisque les élèves choisissent des options. Donc on a demandé aux élèves de trouver des noms de classe", a expliqué à l’AFP Laurent Maltese, conseiller principal d’éducation (CPE) du lycée.

Comme le rappelle le Huffington Post, qui a repéré l’information, au terme de cette réforme "les élèves de première qui partageront des cours communs (français, philo, histoire-géo…), avec la possibilité de choisir des options (maths, SVT…), se retrouveront avec des classes sans appellation".

Lorsqu’on a consulté les lycéens sur la question, ils ont donc choisi de récupérer les noms des "maisons" de Poudlard pour renommer leurs "promotions". Ces noms les suivront jusqu’à l’année prochaine lorsqu’ils intégreront leur classe de terminale. Ils compteront alors parmi la première promotion d’élèves à passer le baccalauréat nouvelle formule. Pour rappel, l’examen sera composé de quatre épreuves qui représenteront 60 % de la note finale, qui sera complétée par du contrôle continu.

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Hier, lorsque le Collège épiscopal a annoncé la nouvelle sur Facebook, l’initiative a été accueillie très chaleureusement par de nombreux internautes, qui ont laissé une foultitude de commentaires empreints de nostalgie.

Par Clothilde Bru, publié le 03/09/2019

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