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Naufrage d’un canot au large de Lesbos : trois migrants portés disparus

Publié le

par Astrid Van Laer

Image d’illustration. Mer Égée, février 2020. © REUTERS / Alkis Konstantinidis

Le canot pneumatique a sombré dans les eaux territoriales turques. 10 personnes ont été secourues mais 3 manquaient à l’appel.

Vendredi, trois migrants étaient portés disparus après le naufrage de leur canot pneumatique au large de l’île grecque de Lesbos, où les gardes-côtes grecs poursuivaient leurs recherches, ont annoncé les autorités.

Dix personnes ont été secourues durant l’opération de sauvetage mais trois manquaient à l’appel, selon les déclarations des rescapés aux autorités grecques.

Le canot pneumatique a sombré dans les eaux territoriales turques, le long de la frontière maritime entre l’île grecque de Lesbos et la côte turque, a indiqué un responsable des gardes-côtes.

Un des survivants a nagé dans les eaux territoriales grecques et a été récupéré par les gardes-côtes hellènes qui sont ensuite intervenus dans les eaux turques et ont secouru neuf autres personnes. Selon les gardes-côtes grecs, les autorités turques ont également été informées.

"Les gardes-côtes grecs, qui privilégient avant tout la protection de la vie humaine, ont été contraints d’entrer dans les eaux territoriales turques, sauvant dix personnes", a déclaré le ministre grec des Migrations, Notis Mitarachi, lors d’une allocution devant le Parlement.

"La Grèce protège efficacement ses frontières", a-t-il ajouté. Les arrivées de migrants sur les îles grecques en provenance de la Turquie voisine ont diminué de 96 % au cours des 12 derniers mois.

Amnesty accuse la Grèce de "torture, mauvais traitements et refoulements illégaux"

Jeudi dernier, un bateau transportant 45 migrants a fait naufrage au large de la Crète. Trente-sept personnes ont été repêchées par les gardes-côtes grecs, tandis que huit autres sont toujours portées disparues. Les gardes-côtes turcs sont également intervenus.

Les organisations de défense des droits de l’homme ont accusé à plusieurs reprises le gouvernement grec conservateur de refouler des migrants en dehors des eaux territoriales grecques, ce qui est contraire au droit international.

Le mois dernier, Amnesty International, dans un nouveau rapport, a accusé les autorités grecques de "torture, mauvais traitements et refoulements illégaux" de migrants vers la Turquie, affirmant que cette pratique est devenue "de facto" la politique d’Athènes aux frontières, ce que la Grèce a toujours démenti.

Les migrants utilisent souvent la Turquie comme lieu de transit pour rejoindre les pays prospères de l’Union européenne via la Grèce.

En 2016, la Turquie a signé un accord avec l’UE pour endiguer le flux de migrants vers l’Europe en échange d’une aide financière. La Turquie accueille actuellement quelque 3,7 millions de réfugiés du conflit en Syrie.

Konbini news avec AFP

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