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Mort de George Floyd après une interpellation : les 4 policiers ont été renvoyés

Publié le

par Astrid Van Laer

© AFP PHOTO / Facebook / Darnella Frazier

Les images insoutenables de son arrestation mortelle ont fait le tour du monde.

Il s’appelait George Floyd et son nom vient s’ajouter à la trop longue liste des victimes de violences policières aux États-Unis. Sa mort relance, après notamment les décès récents d’Ahmaud Arbery et de Breonna Taylor la question des violences raciales outre-Atlantique.

George Floyd, âgé d’une quarantaine d’années, est mort lundi soir à la suite d’une brutale arrestation de police qui a été filmée par une passante et diffusée en direct sur Facebook.

Dans cette vidéo, on peut le voir plaqué contre le sol d’une rue de Minneapolis, le genou d’un policier sur son cou, et on l’entend déclarer à plusieurs reprises, le souffle coupé : "s’il vous plaît, je ne peux plus respirer". Plusieurs fois dans l’enregistrement, on remarque que les forces de l’ordre sont interpellées par des passants mais ne bougent pas.

George Floyd a finalement été transporté en ambulance jusqu’à un hôpital, où il est décédé quelque temps plus tard. Depuis, les images de son interpellation ont circulé dans le monde entier et provoqué une vague d’indignation.

Benjamin Crump, un avocat connu pour défendre des victimes noires de bavures policières, est désormais en charge de représenter la famille de la victime. Dans un communiqué, ce dernier a dénoncé un usage de la force "abusif, excessif et inhumain".

"Arrêtez de nous tuer"

On a depuis appris que les agents mis en cause ont été renvoyés. C’est le maire de la ville de Minneapolis, Jacob Frey, qui l’a annoncé via un message sur Twitter, déclarant : "les quatre officiers du MPD impliqués dans la mort de George Floyd ont été licenciés." Et l’édile d’ajouter : "c’est la bonne décision."

La police du Minnesota a pour sa part fait savoir dans un communiqué que les agents portaient des caméras-piétons qui étaient activées ce soir-là.

Sur les réseaux sociaux, l’indignation est immense ; sur Twitter notamment, où le hashtag #JusticeForGeorgeFloyd comptabilisait près de 200 000 occurrences en milieu d’après-midi. Le mouvement Black Lives Matter a quant à lui réagi avec ces mots : "Trop de traumatismes. Trop de deuils. Trop de hashtags." Avant de conclure, en lettres capitales : "Arrêtez de nous tuer."

L’une des figures du mouvement, Kailee Scales, a de son côté déclaré : "George Floyd n’a pas été assassiné 'parce qu’il était noir'. Arrêtez de dire ça. On a le droit d’être noirs. Il a été assassiné à cause de la suprématie blanche."

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