French Interior Minister Christophe Castaner attends a hearing by the Law Commission (Commission des Lois) of the French National Assembly in Paris on October 8, 2019 following the homicide of four Paris police staff by a radicalised colleague last week at the Prefecture de police de Paris (Paris Police headquarters). (Photo by Alain JOCARD / AFP)

Michaël Harpon : le rassemblement à Gonesse va être interdit

Le ministre de l'Intérieur l'a qualifié d'"infamie" et d'"insulte à la mémoire" des victimes.

Christophe Castaner a annoncé l’interdiction du rassemblement prévu jeudi 10 octobre à 13 heures organisé après la tuerie qui a fait quatre morts à la préfecture de Police de Paris le 3 octobre dernier. Le ministre de l’Intérieur a en effet déclaré :

"La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l’assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d’Oise : le rassemblement va être interdit."

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Et d’ajouter : "J’ai demandé que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale."

Sur Twitter, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s’était indignée comme beaucoup de représentants politiques, déclarant : "Comment croire qu’Emmanuel Macron pourrait lutter contre 'l’hydre islamiste' alors qu’il n’arrive même pas à faire interdire une manifestation de soutien à l’assassin de quatre policiers organisée par un ver de terre ?"

Dans une prise de parole, le chef de l’État avait effectivement appelé "la nation tout entière à lutter contre l’hydre islamiste". Et lors de l’hommage qui leur a été rendu, les quatre policiers qui ont été abattus par Michaël Harpon ont été qualifiés par le président de la République de "victimes du terrorisme islamique".

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C’est cette expression que conteste vivement l’organisateur du rassemblement polémique, Hadama Traoré, qui assure "condamner fortement cet acte odieux et ignoble". Sur sa page Facebook, celui qui assure vouloir lutter contre "la désinformation médiatique et politique" a posté une vidéo dans lequel il dit "avoir la rage" et réfute le caractère terroriste des crimes commis par Mickaël Harpon.

Selon lui, si Michaël Harpon "a commis l’irréparable, l’effro[yable], l’odieux", il "n’était pas un terroriste animé d’une revendication religieuse" mais quelqu’un qui "a juste pété les plombs".

Après l’annonce du ministre de l’Intérieur concernant l’interdiction de son rassemblement, il a publié le message suivant, sans plus d’explications :

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"En France, il existe la liberté de manifester. En France la police protège l’ensemble de la population française. Je suis un révolutionnaire qui fait de la politique et je suis prêt à mourir pour mes convictions. La révolution est en marche et personne ne pourra l’arrêter."

Par Astrid Van Laer, publié le 09/10/2019

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