Melania Trump trouve que la politique de tolérance zéro à la frontière mexicaine va trop loin

Depuis plusieurs semaines, à la frontière avec le Mexique, des enfants sont séparés de leurs parents sans papiers.

"Madame Trump déteste voir des enfants séparés de leurs familles", déclarait ce 17 juin Stephanie Grisham, chargée de la communication de la première dame, sur la chaîne d’informations CNN. Lorsque la femme du président des États-Unis prend la parole, cela fait généralement du bruit.

Publicité

Avec cette déclaration, Melania Trump, très discrète dans les médias – au point d’être régulièrement la cible des plus folles rumeurs de disparition –, semble désavouer la politique de son mari. "Elle estime que nous devons être un pays qui respecte la loi, mais aussi une nation capable de gouverner avec cœur", a également affirmé la porte-parole.

(© U.S. Air Force Tech./Flickr/CC)

Mais elle a ensuite indiqué "espérer que les deux parties au Congrès pourront enfin tomber d’accord sur une réforme de l’immigration réussie", levant immédiatement l’ambiguïté sur la première partie de sa déclaration. Melania Trump se contente donc de rejeter la faute sur le Congrès, qui patine depuis des mois sur cette réforme.

Publicité

Le président, lui, accuse le parti de l’opposition depuis que l’information selon laquelle les autorités américaines séparaient les enfants de leurs parents à la frontière a fuité.

"Les Démocrates sont responsables de la séparation des familles à la frontière à cause de leur horrible et cruel agenda législatif."

Publicité

Selon le département de la Sécurité intérieure des États-Unis, près de 2 000 enfants ont été arrachés à leur famille depuis la mise en place d’une politique de tolérance zéro à la frontière mexicaine, au début du mois de mai. Ils attendent depuis dans des centres de rétention fermés, pendant que leurs parents sont emprisonnés.

Des voix s’élèvent jusque dans le camp des Républicains pour dénoncer ce traitement inhumain. L’ancienne première dame, Laura Bush, a signé une tribune dans le Washington Post, dans laquelle elle qualifie cette politique de "cruelle" et "immorale".

Ce lundi 18 juin, le Haut-Commissaire des Nations unis aux droits de l’homme a également jugé cette pratique "inadmissible", comme le rapporte Le Figaro.

Publicité

Par Clothilde Bru, publié le 18/06/2018

Copié

Pour vous :