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Marseille : indignation après des propos racistes en réunion de la métropole

Publié le

par Astrid Van Laer

© Capture d’écran Google Maps

"Le jour où il va falloir que les Français réagissent et qu’il faut s’armer, je serai le premier à aller faire de la ratonnade."

Mardi, les élus de droite, de gauche et LREM de Marseille ont vivement condamné les propos racistes tenus par le président d’un club nautique de la ville lors d’un conseil portuaire. Ceux-ci ont été rapportés par le média local Marsactu.

Évoquant le problème des incivilités lors d’une réunion sur le port de plaisance de la Pointe-Rouge, organisée sous l’égide de la métropole Aix-Marseille-Provence le 22 février, Christian Tommasini avait mentionné l’éventualité d’une "ratonnade", s’en prenant en des termes très virulents et péjoratifs aux "Arabes", selon des propos rapportés par Marsactu, enregistrement de la séance à l’appui. On entend notamment :

"Je ne suis pas raciste, mais il y en a marre des Arabes. Tu ne peux rien faire sans que les Arabes viennent te faire chier. […] De toute façon, je te le dis franchement, le jour où il va falloir que les Français réagissent et qu’il faut s’armer, je serai le premier à aller faire de la ratonnade."

Deux élus, un vice-président Les Républicains de la métropole et une élue du Printemps Marseillais, la majorité de gauche à la tête de la ville, assistaient à ce conseil.

Jugeant cette polémique "complètement ridicule", Christian Tommasini, président bénévole du Yachting Club de la Pointe-Rouge, a confirmé auprès de l’AFP avoir tenu ces propos, expliquant "que ses mots [avaient] dépassé [sa] pensée". Revenant sur le terme de "ratonnade", il a poursuivi : "Je ne ferais jamais un truc comme ça."

La ville "suspend toutes ses relations avec l’association"

"Aucun Français, quelles que soient ses origines, ses idées ou sa couleur de peau, ne mérite les propos stigmatisants qui ont été tenus. Ce n’est pas acceptable", a condamné sur Twitter la présidente LR de la métropole, Martine Vassal. Dénonçant sur Twitter des propos "abjects et inacceptables", le maire de Marseille Benoît Payan (PS) a pour sa part assuré que la ville "[suspendait] toutes ses relations avec cette association".

La mairie a annoncé son intention de faire un signalement auprès de la procureure de la République de Marseille. Dans la journée de mardi, ces propos ont déjà été signalés au parquet par l’association SOS-Racisme et le collectif marseillais Trop jeune pour mourir, qui mobilise les habitants des cités contre la violence. Sollicité par l’AFP, le parquet n’a pas précisé quelle suite il entendait donner à ces faits.

Du côté de LREM, la députée Claire Pitollat a fustigé des propos "choquants et inadmissibles". Son homologue Alexandra Louis, dénonçant des propos "abjects", a mis en cause l’attitude de Didier Réault, le vice-président à la métropole délégué à la mer et au littoral, présent à la réunion, qui aurait dû "stopper net cette intervention raciste" et "faire un article 40 pour saisir la justice". Sur Twitter, ce dernier a précisé qu’il ne "[cautionnait] aucunement" ces paroles.

Konbini news avec AFP

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