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Manifestation contre le pass sanitaire : une pancarte antisémite signalée à la justice

Publié le

par Pauline Ferrari

© Sameer Al-Doumy/AFP

Cette affiche avec une croix gammée a été brandie ce samedi lors d’un rassemblement dans les Vosges.

La préfecture des Vosges va signaler lundi à la justice une pancarte affichant un message antisémite et une croix gammée brandie samedi lors de la manifestation contre le pass sanitaire à Épinal. "La pancarte en question a bien été identifiée au cours de la manifestation de samedi dernier", le 14 août, a indiqué la préfecture à l’AFP.

Photographiée par le quotidien Vosges Matin, elle est tenue par un homme et insulte le ministre de la Santé Olivier Véran, qualifié de "gros nazi !". Il y est également inscrit "Mais qui sont les", suivi d’une croix gammée dans laquelle sont insérées les quatre lettres de LREM, le parti fondé par Emmanuel Macron.

"Un signalement, sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale, est en cours de rédaction et sera transmis ce jour (lundi) au procureur de la République", a ajouté la préfecture. L’article 40 du code de procédure pénale impose à toute autorité ayant connaissance d’un crime ou d’un délit de le signaler à la justice.

La préfecture des Vosges avait déjà effectué un signalement sur une autre pancarte représentant une croix gammée formée de seringues lors des précédentes manifestations anti-pass à Épinal. Une enquête a été ouverte par le parquet et confiée au commissariat de police de la ville.

Des pancartes antisémites également brandies à Paris

Le préfet de police Didier Lallement a également signalé à la justice des pancartes antisémites brandies samedi lors de la manifestation parisienne contre le pass sanitaire, avec notamment l’inscription "Qui ?".

Ce slogan antisémite est apparu à plusieurs reprises dans les cortèges anti-pass en France, à la suite d’un entretien accordé en juin sur la chaîne CNews à un général à la retraite, Daniel Delawarde, signataire d’une tribune évoquant "le délitement" de la France, publiée par l’hebdomadaire Valeurs actuelles. À la question "qui contrôle 'la meute médiatique' ?", il avait répondu "la communauté que vous connaissez bien", avant d’être coupé par le présentateur, Jean-Marc Morandini.

Une enseignante, ex-membre du Front national et ex-élue locale, qui manifestait avec une pancarte portant les inscriptions "Mais qui ?" et "Traîtres", ainsi que des noms de responsables politiques, hommes d’affaires et intellectuels pour la plupart juifs, lors de la manifestation du 7 août à Metz, est convoquée au tribunal le 8 septembre pour répondre du délit de "provocation publique à la haine raciale".

Konbini news avec AFP

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