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Les Français vaccinés avec AstraZeneca "ne sont pas en danger", selon Olivier Véran

Publié le

par Astrid Van Laer

© Raphael Lafargue / ABACAPRESS.COM

"Les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés par AstraZeneca", a assuré le ministre.

Mardi, le ministre de la Santé Olivier Véran a déclaré espérer pouvoir reprendre la campagne de vaccination avec le produit d'AstraZeneca jeudi, après un nouvel avis de l'Agence européenne du médicament (EMA), en voulant rassurer ceux qui ont déjà reçu une injection, qui "ne sont pas en danger", a-t-il dit.

"Je fais partie de ces Français qui ont reçu une injection d'AstraZeneca. Il n'y a pas de démarche particulière à entamer, les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés par AstraZeneca", a déclaré le ministre, en visite mardi matin dans une école de Villiers-le-Bel (Val d'Oise), selon des extraits diffusés par BFM TV.

Le délai entre deux doses du vaccin d'AstraZeneca va de neuf à douze semaines en France. À l’instar de plusieurs de ses voisins européens, comme l'Allemagne et l'Italie, la France a suspendu lundi l'utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois, en raison de quelques cas de caillots sanguins chez des personnes vaccinées, sans lien avéré avec l'injection.

L'EMA a annoncé qu'elle examinerait mardi "en détail les informations" sur ces craintes, avant une "réunion extraordinaire" jeudi, tout en réaffirmant que les avantages de ce vaccin étaient supérieurs aux risques.

"La situation est qu'il y a eu de nouvelles alertes venant de différents pays européens [...] avec des anomalies de la thrombose, un tout petit peu atypiques, qui suggèrent qu'éventuellement il pourrait se passer un événement dans lequel le vaccin joue un rôle", a déclaré de son côté sur France Inter le président du Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale, le professeur Alain Fischer.

"Ce que nous dit l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), c'est que comme pour toute prise de médicament, si vous présentez des symptômes, d'ailleurs liés ou non à la prise de ce médicament, eh bien vous appelez votre médecin. Sinon, il n'y a aucune démarche particulière à entamer", a insisté le ministre. 

"Nous attendons je l'espère pour jeudi après-midi une forme de verdict de la part de la communauté scientifique européenne nous permettant, je le souhaite encore une fois ardemment, de pouvoir reprendre la campagne", a-t-il ajouté.

"On ne confond pas vitesse et précipitation [...], on prend le temps lorsqu'il y a des questions qui se posent de dire 'on suspend, on fait un pas de côté et on regarde comment ça se passe'", a ajouté Olivier Véran.

Konbini news avec AFP

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