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Le Qatar instaure un nouveau salaire minimum à un euro de l’heure

Publié le

par jeandelterme

© Giuseppe Cacace/AFP

Plus de 400 000 travailleurs en bénéficieront.

Un nouveau salaire minimum de 230 euros par mois, soit un euro de l’heure, est entré en vigueur samedi au Qatar, selon les médias officiels, alors que le pays révise sa législation du travail en amont de la Coupe du monde de football 2022.

Ce salaire est applicable aux Qataris comme aux nombreux travailleurs immigrés, dont la plupart exercent une activité d’employé de maison ou d’ouvrier sur les chantiers du Mondial, mais il concernera surtout ces derniers car très rares sont les Qataris qui touchent le salaire minimum. Le ministère du Travail a "annoncé la mise en œuvre du nouveau salaire minimum pour tous les travailleurs à partir de samedi", selon l’agence de presse officielle qatarie, QNA.

La nouvelle législation exige que tous les salariés soient payés au moins 1 000 rials (230 euros) pour un mois de travail à temps plein, soit environ un euro de l’heure. Auparavant, le salaire minimum était fixé à 750 rials (173 euros) par mois. Les employeurs sont également tenus de fournir le gîte et le couvert ou une allocation supplémentaire de 800 rials par mois (180 euros) pour la nourriture et le logement.

Pour l’ONG Migrant Rights, le nouveau salaire minimum est trop bas et ne reflète pas le coût élevé de la vie au Qatar. Le ministère du Travail a, de son côté, estimé que ces changements allaient "stimuler les investissements dans l’économie locale et favoriser la croissance économique".

"Le Qatar est le premier pays de la région à introduire un salaire minimum non discriminatoire", a déclaré l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un communiqué vendredi. "Plus de 400 000 travailleurs, soit 20 % du secteur privé, en bénéficieront directement", précise l’OIT.

Le Qatar a procédé à une série de réformes de sa réglementation du travail depuis qu’il a été sélectionné pour accueillir la Coupe du monde de football en 2022. Le pays, qui se livre à d’énormes travaux publics dépendant des travailleurs étrangers, est particulièrement scruté par les organisations internationales et les ONG.

Konbini news avec AFP

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