Jean-Michel Blanquer © Thomas SAMSON / AFP

Le bac 2020 maintenu, mais sur la base du contrôle du continu, annonce Blanquer

Et les notes obtenues lors de la période de confinement ne seront pas prises en compte.

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a pris la parole ce vendredi matin pour préciser comment allaient se dérouler les examens cette année. Il a qualifié cette nouvelle organisation de "défi" et rappelé le nombre d’élèves concernés : 840 000 élèves de troisième doivent passer le brevet, 543 000 élèves de première doivent passer le bac de français et 740 000 élèves de terminale doivent passer le baccalauréat.

Il a d’abord évoqué un éventuel retour à l’école au début du mois de mai, décrétant : "Ce n’est qu’une hypothèse." Avant d’annoncer la formule qui a été retenue pour faire face à la crise sanitaire, le ministre a donc expliqué que la formule qui avait été choisie pour l’organisation des examens tenait "compte de toutes les hypothèses", comprenons : si le confinement est toujours à l’œuvre dans plusieurs semaines voire mois.

Publicité

Et Jean-Michel Blanquer a déclaré s’être appuyé sur des critères sanitaires et logistiques pour prendre cette décision. Il a assuré qu’il souhaitait "proposer une organisation robuste qui puisse tenir quelles que soient les circonstances, quels que soient les scénarios".

"Nous devons tenir compte de l’ensemble des incertitudes et des évolutions de la situation sanitaire", a-t-il précisé, expliquant donc : "Il n’est pas possible de passer le baccalauréat dans les conditions des années précédentes." Le ministre a martelé trois points : sa volonté "de ne pas léser les élèves", celle de "garantir que chacun puisse passer l’examen", ainsi que celle "garantir l’équité du diplôme du baccalauréat".

Avant d’annoncer les modalités qui ont été retenues, Jean-Michel Blanquer a déclaré avoir proposé au chef du gouvernement Édouard Philippe et au président Emmanuel Macron cette formule, qu’ils "ont acceptée".

Publicité

Pour le bac Français, "moins de textes exigés que prévu"

Et cette formule, quelle est-elle ? Exit la solution mixte, à savoir le maintien d’une ou deux épreuves couplées au reste basé sur le contrôle continu, car, selon le ministre, "il est impossible de garantir la tenue des épreuves". Par conséquent, l’ensemble de l’examen du baccalauréat sera validé en contrôle continu. Les élèves devront rester assidus "jusqu’au 4 juillet". "C’est une condition sine qua none pour obtenir le diplôme", a précisé le ministre.

Il a "encouragé" les élèves à travailler, expliquant que la moitié des trois trimestres allait prévaloir, à l’exception de la période de confinement. Le ministre en charge de l’Éducation a également déclaré qu’il allait "s’assurer qu’il y ait le maximum de semaines de cours notamment au mois du juin".

Enfin, Jean-Michel Blanquer s’est également adressé aux élèves de troisième, pour lesquels le contrôle continu s’appliquera également avec la moyenne des notes obtenues durant les trois trimestres sauf période de confinement, ainsi qu’aux élèves de première.

Publicité

Pour l’épreuve du baccalauréat de français, le contrôle continu va aussi prévaloir pour l’épreuve écrite. Cependant, l’épreuve orale est maintenue, sous réserve que la situation le permette, fin juin et début juillet. Toutefois, il y aura "moins de textes exigés que prévu", a prévenu le ministre. 

Par Astrid Van Laer, publié le 03/04/2020