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L’Arizona réhabilite les exécutions par chambre à gaz

Publié le

par jeandelterme

© REUTERS

Le Zyklon B était utilisé dans les camps d’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale.

Un retour qui fait froid dans le dos. L’Arizona a décidé de rétablir les exécutions par chambre à gaz. C’est le quotidien britannique The Guardian qui l’a annoncé après avoir pu consulter des documents officiels.

Pour ce faire, l’État du sud-ouest des États-Unis a dépensé plus de 2000 dollars, soit 1 600 euros, en produits chimiques nécessaires à la fabrication du cyanure d’hydrogène, autrement appelé Zyklon B, tristement connu pour avoir été utilisé dans les camps d’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale.

The Guardian révèle également que des tests "primitifs" ont été effectués dans une chambre à gaz du complexe pénitentiaire d’État à Florence (Arizona) pour y évaluer son "opérabilité". Parmi ces tests, l’un avait pour but de faire couler de l’eau dans le système et en lançant une grenade fumigène à l’intérieur.

Ce recours à l’utilisation du Zyklon B n’a pas manqué de faire réagir Robert Dunham, directeur exécutif du Centre d’information sur la peine de mort. "Vous devez vous demander à quoi pensait l’Arizona en croyant qu’en 2021, il était acceptable d’exécuter des personnes dans une chambre à gaz avec du gaz cyanure. Ont-ils demandé à quelqu’un d’étudier l’histoire de l’Holocauste ?", s’est-il offusqué.

Depuis 1999, après l’exécution ratée d’un détenu, Walter LaGrand, décédé après 18 minutes d’agonie, ce mode d’exécution était mis en sommeil par les autorités américaines. Il en était de même en ce qui concerne les nombreux modes d’exécution tels que la chaise électrique, le peloton d’exécution ou encore la pendaison. Depuis 2014 et le calvaire subi par le détenu Joseph Wood, les injections létales avaient également été mises en suspens en Arizona.

Aujourd’hui, l’Arizona dénombre encore 115 condamnés dans l’attente de leur exécution. Deux condamnés sont censés inaugurer la chambre à gaz, dont Frank Atwood. Son avocat a déclaré que son client se sentait "prêt à mourir", mais qu’il voulait éviter "d’être torturé et soumis à une exécution bâclée".

Pour le moment, aucune date n’a encore été officialisée.

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