Télévision, grille-pain, pantalon… l’impact des objets du quotidien sur l’environnement

Combien d’appareils électriques et électroniques a-t-on chez soi ?

(© Maskot via Getty Images)

Entre la fabrication, le transport, la distribution et l’utilisation, les objets de notre quotidien polluent plus qu’il n’y paraît. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) s’est intéressée à leur impact écologique. Dans une étude publiée mardi 25 septembre, elle révèle que ce qu’on possède (habillement, électroménager) représente une part élevée des émissions de gaz à effet de serre.

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Selon cette étude, "l’ensemble des équipements, meubles et électroménagers présents dans la maison pèse en moyenne 2,5 tonnes". Pour fabriquer ces 2,5 tonnes d’équipements, "il a fallu mobiliser 45 tonnes de matières premières" et "le CO2 émis pendant tout le cycle de fabrication est de 6 tonnes", soit l’équivalent de 6 allers-retours Paris-New York, selon un calcul de l’Ademe.

"Les équipements de la maison peuvent représenter un enjeu aussi important que les autres postes en termes d’émissions, […] jusqu’à 25 %", ajoute l’Agence de l’environnement.

Les ménages possèdent en moyenne 99 équipements électriques et électroniques – gros électroménager, lampes, télévision, téléphone portable, petit électroménager, outils – quand ils pensent en avoir 34, selon l’Ademe qui s’appuie sur une étude Ipsos.

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Ne pas céder à "l’obsolescence culturelle"

Pour limiter l’impact environnemental de ces objets, à la fois par rapport aux ressources de matières premières et aux émission de CO2, l’agence recommande de ne pas se suréquiper, d’acheter des biens plus durables, d’éviter les équipements surdimensionnés – par exemple un écran de télévision trop grand –, de ne pas renouveler trop souvent ces objets et d’augmenter leur durée de vie en respectant le manuel d’utilisation, en les faisant réparer, en les donnant ou en les revendant.

"Il faut responsabiliser toute la chaîne de consommation", des fabricants au consommateur, estime Pierre Galio, chef du service consommation et prévention de l’Ademe. Il cite pour exemple la question de l’obsolescence : "Il en existe deux types : l’obsolescence programmée qui concerne l’offre et l’obsolescence culturelle", qui pousse un utilisateur à vouloir la dernière version d’un produit, même si celle qu’il possède fonctionne encore.

Une autre piste est le prêt ou la location d’objets, voire des espaces partagés dans de l’habitat collectif comme des buanderies ou des chambres d’amis. "Depuis 50 ans, on privatise tout, alors qu’on peut très bien arriver à des outillages partagés", indique Pierre Galio. "Cela pousse aussi le fabricant à fabriquer des appareils plus robustes", ajoute-t-il.

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Konbini news avec AFP

Par Clothilde Bru, publié le 26/09/2018

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