Indonésie, 2015. © Photo by Fach Reza/Pacific Press/LightRocket via Getty Images

La pollution de l’air a causé la mort de 600 000 enfants en 2016

Dans le monde, 93 % des enfants de moins de 15 ans respirent un air pollué.

En Indonésie, en 2015. (© Fach Reza/Pacific Press/LightRocket via Getty Images)

Alors que s’ouvre le 30 octobre à Genève la première conférence mondiale sur la pollution de l’air organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette dernière publie un rapport alarmant sur les conséquences de la pollution de l’air sur la santé des enfants, "en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire".

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Le directeur général de l’OMS, le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, affirme que "la pollution de l’air empoisonne des millions d’enfants et détruit leur vie", ajoutant : "c’est inexcusable. Chaque enfant doit être en mesure de respirer un air non pollué de façon à pouvoir grandir et s’épanouir pleinement."

En 2016, pas moins de 600 000 enfants sont morts "d’infections aiguës des voies respiratoires inférieures" causées par la pollution de l’air. Celle-ci est responsable d’un décès sur dix chez les enfants de moins de cinq ans. Ceux-ci respirent plus rapidement que les adultes et vivent plus près du sol, explique notamment l’OMS.

Et pour cause : la quasi-totalité des enfants y est exposée. Dans le monde, 93 % des enfants de moins de 15 ans, soit 1,8 milliard d’individus, sont "exposés à des niveaux de particules fines dans l’air ambiant (PM2,5) supérieurs aux niveaux préconisés par les lignes directrices de l’OMS sur la qualité de l’air".

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Les conséquences sanitaires sont multiples : "développement neurologique" compromis "conduisant à des résultats plus faibles aux tests cognitifs, et à des conséquences négatives sur le développement mental et moteur", fonctions pulmonaires amoindries "même à des taux d’exposition faibles", asthme, cancers infantiles ou encore multiplication des maladies cardiovasculaires.

L’OMS espère donc que lors de cette conférence des mesures gouvernementales seront prises pour réduire l’exposition des enfants à la pollution de l’air. À titre d’exemple, il est proposé dans le communiqué que les écoles et les crèches soient désormais "situées loin des principales sources de pollution de l’air telles que les routes à fort trafic, les usines ou les centrales énergétiques".

Par Astrid Van Laer, publié le 29/10/2018

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