French director FranÁois Ozon arrives with the Silver Bear grand jury Prize for the film ìBy the Grace of Godî (Gr‚ce ‡ Dieu) for a press conference following the awards ceremony of the 69th Berlinale film festival on February 16, 2019 in Berlin. (Photo by Odd ANDERSEN / AFP)

La justice autorise la sortie de Grâce à Dieu, le film de François Ozon

Le film sur la pédophilie dans l'Église a reçu samedi le Grand prix du jury au Festival du film de Berlin.

François Ozon. © Odd ANDERSEN / AFP

L’affaire était jugée vendredi 15 février au tribunal de grande instance de Lyon, qui a rendu son verdict ce lundi : Grâce à Dieu pourra être finalement être diffusé dès mercredi prochain dans les salles.

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Le long-métrage portant sur un scandale de pédophilie dans l’Église française, qui a été récompensé samedi soir par le Grand prix du jury, également appelé l’Ours d’argent, lors du Festival du film de Berlin, secoue l’institution catholique depuis plusieurs semaines.

Ce dernier raconte la naissance de l’association La Parole libérée, créée par des victimes d’abus sexuels dans l’affaire dite "du Cardinal Barbarin". Le père Preynat est accusé d’avoir abusé sexuellement de dizaines d’enfants scouts durant les années 1980 et 1990 et sa hiérarchie, parmi laquelle figure le cardinal Barbarin, est soupçonnée d’avoir fermé les yeux sur ses agissements et est donc accusée de "non-dénonciation" des faits.

L’un des avocats du père Preynat avait assigné en référé le réalisateur François Ozon, au motif que les faits de pédophilie n’ont pas encore été jugés mais qu’ils sont exposés comme avérés dans le long-métrage, ne respectant pas le principe de présomption d’innocence. Il était demandé que la sortie de Grâce à Dieu, prévue pour mercredi 20 février, soit reportée.

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L’association La Parole libérée s’était félicitée ce week-end, dans un message sur Facebook, du succès du film au festival berlinois : "une très belle victoire qui porte le débat avec beaucoup de dignité et de justesse, pour cette juste cause que nous défendons tous ici." Elle avait ajouté : "reste à espérer qu’il puisse être diffusé dès ce mercredi…"

Il ne s’agit pas de la seule assignation en justice faite à François Ozon. Dans le film, si les noms des victimes présumées ont été modifiés, ce n’est pas le cas de tous les personnes évoquées dans le film. Ce qui a conduit Régine Maire, qui faisait partie du diocèse de Lyon au moment de l’affaire, à mettre en demeure le réalisateur afin que son nom ne figure plus dans le film.

Un des membres de La Parole libérée, Alexandre Dussot-Hezez, partie civile dans l’affaire et victime présumée du père Preynat, témoignait récemment pour Konbini news.

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Par Astrid Van Laer, publié le 18/02/2019

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