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Jean-Marie Le Pen condamné en cassation pour ses propos sur les chambres à gaz

L’ancien président du Front national était jugé pour ses propos tenus en avril 2015 sur BFM TV.

C’est officiel, Jean-Marie Le Pen vient d’être condamné par la cour de cassation à 30 000 euros d’amende pour contestation de crime contre l’humanité.

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Les juges ont ainsi validé la décision de la cour d’appel de Paris du 1er mars 2017. L’ancien président du Front national avait à nouveau qualifié les chambres à gaz de "détail de l’histoire" au micro de Jean-Jacques Bourdin, sur BFM TV, en avril 2015 :

"Ce que j’ai dit correspondait à ma pensée que les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de la guerre, à moins d’admettre que ce soit la guerre qui soit un détail des chambres à gaz."

Ces propos avaient marqué la rupture avec sa fille, Marine Le Pen, entraînant sa suspension du parti, puis son exclusion. Jean-Marie Le Pen avait déjà été condamné il y a plusieurs années pour les mêmes propos, tenus le 13 septembre 1987 sur RTL : "Je n’ai pas spécialement étudié la question, mais je crois que c’est un point de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale", comme le rappelle Le Figaro. Cette première déclaration lui avait alors coûté 1,2 million de francs (soit 183 000 euros) d’amende à reverser à 11 associations.

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Il avait ensuite été condamné en avril 2004 pour avoir déclaré dans les colonnes du Monde : "Le jour où nous aurons en France, non plus 5 millions, mais 25 millions de musulmans, ce sont eux qui commanderont." Ainsi qu'en 2008 pour avoir déclaré, dans l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol en 2005, que l’occupation allemande "n’avait pas été particulièrement inhumaine" en France.

Par Clothilde Bru, publié le 27/03/2018

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