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Interpellation violente à Aulnay : la SNCF évoque des "interprétations trompeuses"

Publié le

par Hugo Coignard

Capture Twitter @RoronoaAli1

Les vidéos sur les réseaux sociaux ne montreraient que la fin de l'intervention des agents, selon la SNCF.

Les images font le tour des réseaux sociaux depuis mardi soir. On y voit une femme interpellée par trois agents de la Sûreté ferroviaire en gare d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). La voyageuse est projetée à terre par la sécurité de la SNCF (Suge), avant d’être plaquée sur le ventre et de recevoir un coup de pied au visage.

Son mari tente d’intervenir mais deux agents s’interposent pour le maîtriser. Il déclare, à l’intention des agents, que sa femme – qui hurle au sol – est enceinte. Certains témoins essayent de calmer les différents protagonistes.

La SNCF s’explique

Dans un communiqué, la SNCF parle "d’interprétations trompeuses". Elle souligne qu’en "montrant uniquement la fin de l’intervention des agents de la surveillance générale [dans la vidéo], un moment forcément impressionnant, aucune contextualisation, ni explication n’est apportée".

Selon la SNCF, la femme venait d’être verbalisée trois fois car "elle ne portait pas de masque", "elle avait craché" et "elle voulait prendre le train sans billet". "Les agents l’ont ensuite invitée à quitter la gare. Devant son refus, et un comportement agressif, cette injonction de quitter la gare est devenue contraignante", explique la compagnie ferroviaire.

Plaintes déposées et enquête ouverte

Les agents de la sûreté ferroviaire ont porté plainte car, toujours selon la SNCF, "les images diffusées font suite à plusieurs morsures et griffures subies par les agents".

"Ils se font, disent-ils, cracher dessus, en amont de ce qu’on voit sur la vidéo. Deux disent avoir été mordus, l’un à la main et au bras, l’autre à la cheville", a par ailleurs indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP.

La femme interpellée a aussi déposé plainte au commissariat de Sevran, ce mercredi matin, pour  "violences volontaires aggravées par personne dépositaire de l’autorité publique", selon Le Parisien.

Toujours d’après le quotidien, l’interpellée a été transportée à l’hôpital pour des examens médicaux, notamment à propos de "son état déclaré de grossesse". Une information que n’était pas en mesure de confirmer ou d’infirmer une source proche du dossier ce mercredi matin au Parisien.

Le parquet de Bobigny a annoncé ce mercredi à l’AFP l’ouverture d’une enquête pour violences et rébellion.

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