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Immunité collective, lits d’hôpitaux et nouvelle vague : ce qu’a dit Olivier Véran

Publié le

par Astrid Van Laer

© Thomas Samson / Pool via REUTERS

"C’est peut-être, peut-être – encore une fois, tout est dans le peut-être – la dernière des vagues", a-t-il dit.

Le mois de janvier va être "difficile à l’hôpital", compte tenu de l’épidémie de Covid-19 et des "autres pathologies", a averti lundi sur France Inter le ministre de la Santé, Olivier Véran, disant ne pas voir pour le moment "de ralentissement" du variant Omicron.

"Le risque encouru avec Omicron est un risque de saturation de nos hôpitaux, des lits d’hospitalisation conventionnels", a-t-il mis en garde. "Omicron est moins dangereux" et "provoque moins de détresse respiratoire aiguë, et les besoins de lits en réanimation sont moins importants qu’avec les variants précédents", mais il peut provoquer "des besoins en oxygène de trois, quatre jours et donc on s’attend à un afflux de malades dans les lits d’hospitalisation conventionnelle", a expliqué le ministre.

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"La grippe a commencé, les gastro-entérites sont là. Les autres pathologies, les autres personnes qui ont des maladies chroniques ont besoin d’être soignées. Sur 400 000 lits de médecine que comptent nos hôpitaux aujourd’hui, 20 000 sont déjà occupés par des patients Covid avant même l’impact de la vague Omicron", a déclaré Olivier Véran.

"Il est probable que nous ayons tous acquis une forme d’immunité"

"On va passer un mois de janvier difficile à l’hôpital. Les soignants qui sont à pied d’œuvre" et "qui n’ont pas pris de vacances, le savent", a poursuivi le ministre.

Compte tenu de la forte contagiosité d’Omicron et de la vaccination, "c’est peut-être, peut-être – encore une fois, tout est dans le peut-être – la dernière des vagues", a-t-il estimé.

"Vu le taux de contamination dans notre pays et d’ailleurs sur la planète, il est probable que nous ayons tous acquis une forme d’immunité ou par la vaccination, ou par l’infection, ou les deux", a-t-il expliqué.

"À l’issue de la première vague, il y avait 4 à 5 % de la population qui avait atteint une forme d’immunité et nous n’avions pas de vaccin. […] On va avoir, à l’issue de la vague Omicron, une immunité qui sera largement supérieure aux 50 %. Même avec la vaccination quasiment du 100 % en réalité", a-t-il ajouté.

Konbini news avec AFP

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