Paris, le 20 avril 2019. © Lucas BARIOULET / AFP

Gilets jaunes : Gaspard Glanz pourra se rendre à Paris le 1er mai et les samedis

Le journaliste était interdit de manifestation depuis son arrestation pour avoir fait un doigt d'honneur aux forces de l'ordre.

Il avait été arrêté le 20 avril lors de l’acte 23 des manifestations des gilets jaunes à Paris : le journaliste Gaspard Glanz est finalement autorisé à revenir travailler dans la capitale le 1er mai, ainsi que tous les samedis de mobilisation du mouvement des gilets jaunes.

"Reconnaissant l’irrégularité de la mesure de contrôle judiciaire, le tribunal lève totalement le contrôle judiciaire", a déclaré ce dernier dans un message publié sur Twitter, après son jugement par le tribunal de Paris ce lundi pour "outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique", suite à un doigt d’honneur fait aux forces de l’ordre.

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Arrêté et placé en garde à vue pendant 48 heures, il avait depuis été relâché mais toujours sous le coup d’un contrôle judiciaire et avec interdiction de se rendre à Paris lors des journées de protestation de gilets jaunes.

Sa situation avait provoqué une vague de réactions médiatiques. Plusieurs rédactions avaient affiché leur soutien à Gaspard Glanz, déclarant notamment dans une tribune :

"Les sociétés de journalistes et de rédacteurs signataires, qui apportent leur plein soutien à Gaspard Glanz, empêché de couvrir les prochaines manifestations parisiennes, c’est-à-dire de travailler et d’informer, dénoncent une fois encore les conditions de travail extrêmement difficiles qui sont les leurs dans le cadre des manifestations de gilets jaunes."

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Interrogé par France Info à son sujet, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner avait déclaré : "Ce n’est pas parce qu’on met une GoPro sur un casque et qu’on se revendique journaliste qu’on a une impunité. Il doit donc répondre de ses responsabilités." Avant d’ajouter :

"Pour moi, c’est quelqu’un qui a provoqué les forces de l’ordre et qui ne les respecte pas. Il est bien aussi que la justice s’applique à tous, et les journalistes ou ceux qui se prétendent journalistes, ne font pas exception à cela."

Il avait également déclaré : "Le fait de prétendre être journaliste n’est pas un permis de commettre des délits." Des propos qui avaient fait réagir l’un des avocats de Gaspard Glanz, Maître Raphaël Kempf, qui avait alors rétorqué : "Affirmer que Gaspard Glanz a commis des délits viole sa présomption d’innocence. Bravo M. le Ministre !"

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Par Astrid Van Laer, publié le 29/04/2019

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