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Gérald Darmanin renouvelle "sa confiance" au préfet Lallement après l'évacuation de lundi

Publié le

par Astrid Van Laer

Gérald Darmanin © Thomas COEX / AFP

Le ministre de l'Intérieur s'est également exprimé sur la situation des journalistes en manifestation.

Deux jours après le violent démantèlement d’un campement de migrants à Paris, le ministre de l’Intérieur était invité sur France 2. À cette occasion, il a indiqué qu’il renouvelait "sa confiance" au préfet de police de Paris Didier Lallement.

Après la diffusion d’images sur les réseaux sociaux, le ministre, qui soutient et défend pourtant ardemment la proposition de loi relative à la sécurité globale, avait pourtant déclaré : "certaines images de la dispersion du campement illicite de migrants place de la République sont choquantes." Il avait alors dit, après visionnage de ces mêmes images, avoir demandé "un rapport circonstancié sur la réalité des faits au Préfet de police d’ici demain midi", faisant savoir qu’il "prendrai[t] des décisions dès sa réception".

"Cette évacuation était totalement légitime", a-t-il déclaré en préambule, ajoutant : "il y a eu ensuite de la part de quelques policiers des gestes inacceptables." Et d’arguer, évoquant des gestes "inappropriés et inacceptables" : "Il faut que la justice se saisisse, le procureur de la République l’a fait, pour un geste et l’IGPN l’a fait pour d’autres gestes. Je rendrai publics ces rapports."

"Difficile pour les policiers de distinguer un journaliste s’il n’a pas de caméra"

"Si jamais tout cela est vérifié, je prendrai des sanctions", a-t-il dit, avant de poursuivre : "Mais je ne vais pas condamner ni l’intégralité des policiers et des gendarmes qui sont intervenus sur cette place ni le préfet de police pour les faits de quelques-uns."

"Ceux qui déconnent seront sanctionnés", a-t-il assuré, ajoutant : "Mais je me refuse à sanctionner l’intégralité des policiers de France."

En ce qui concerne la possibilité pour les journalistes de faire leur travail, et notamment Rémy Busine, violenté lors de l’opération de police, Gérald Darmanin a déclaré :

"Si on ne se présente pas comme journaliste, il est difficile pour les policiers de le distinguer s’il n’a pas de caméra, avouons-le. En revanche, dès que l’on connaît la qualité de journaliste de quelqu’un, on ne doit évidemment pas l’empêcher de pouvoir filmer, de pouvoir rendre compte de ce qui s’est passé et évidemment de ne pas le mettre en garde à vue."

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