Foulards verts argentins : la bataille pour l'IVG continue

En Argentine, les femmes se battent pour obtenir le droit à l'IVG. En avortant clandestinement, elles risquent 4 ans de prison.

"Dans la honte, nous avorterons!". Déterminées à faire valoir leur droit d'interrompre volontairement leur grossesse, des centaines d'Argentines ont manifesté le 19 février 2019 en arborant un foulard vert devenu symbole de la lutte pour l'avortement. Une semaine plus tard, une fille de 11 ans, enceinte après avoir été victime d'un viol, n'a pas eu accès à l'IVG qu'elle réclamait et a dû accoucher par césarienne d'un foetus de 500 grammes.

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Dans un pays où le poids de la religion chrétienne est très important et la contraception une précaution encore peu adoptée, l'avortement clandestin fait office de dernier recours dangereux. Chaque année, il coûte la vie à plus de cinquante femmes. 

Né en 2001 lors d'une des plus graves crises économiques qu’ait connues l’Argentine, le mouvement des foulards verts réitère chaque année ses actions pour pousser le gouvernement à changer la loi. En 2018, alors que l'Assemblée nationale avait voté pour, le Sénat majoritairement conservateur a rejeté la proposition qui libéralisait l'IVG. Avec l'entrée en vigueur en 2020 de la parité homme-femme au Congrès, les foulards verts attendent beaucoup des prochaines élections législatives. Ils espèrent un vote favorable des futures sénatrices.

Par antoinecastagne, publié le 28/02/2019

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