© Francesco Sambati / EyeEm

États-Unis : une femme poursuivie pour s'être promenée seins nus chez elle

Les enfants de son mari l'ont surprise seins nus. Elle risque une inscription sur un registre des délinquants sexuels.

Une Américaine de l’État très conservateur de l’Utah (ouest) risque une peine de prison et l’inscription sur un registre des délinquants sexuels pour s’être promenée seins nus chez elle devant les enfants de son mari.

Tilli Buchanan, 27 ans, bricolait avec son mari dans leur garage de la banlieue de Salt Lake City lorsque du plâtre a commencé à tâcher leurs vêtements, selon une lettre au procureur de l’Utah de son avocat, David Lane, consultée samedi 23 novembre par l’AFP.

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Le couple s’est alors déshabillé. Ils continuaient à bricoler quand les enfants de son mari, âgés de 9, 10 et 13 ans, ont surpris leur belle-mère seins nus. La jeune femme leur a alors expliqué qu’elle se considérait comme féministe et que si leur papa se promenait torse nu, il n’y avait aucune raison qu’elle ne puisse pas faire de même.

Selon le Salt Lake Tribune, la police a eu vent de l’incident lorsque les services sociaux ont commencé à enquêter sur les enfants dans une affaire n’ayant aucun lien avec leur belle-mère. Mais leur mère avait alors informé les autorités de l’incident qu’elle jugeait "alarmant".

"Elle n’est poursuivie qu’à cause de son sexe"

Tilly Buchanan s’est vue signifier trois chefs d’inculpation pour "indécence devant un enfant", un délit passible d’un an de prison et de l’inscription pendant 10 ans sur l’infamant registre des délinquants sexuels de l’État. Son avocat demande que les poursuites contre sa cliente soient abandonnées, estimant que la loi de l’État est anticonstitutionnelle.

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"Parce que Tilli Buchanan est une femme, son torse nu est considéré comme intrinsèquement pornographique et pervers, tandis que le torse nu de son mari est considéré comme le symbole de la force et de la fierté", souligne-t-il dans sa lettre. 

"Elle n’est poursuivie qu’à cause de son sexe", ajoute-t-il, soulignant que ses droits civils sont ainsi violés.

Aucun jugement n’est attendu avant plusieurs mois.

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Konbini news avec AFP

Par Clothilde Bru, publié le 25/11/2019

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