© Valeurs actuelles

Et pendant ce temps, Twitter fustige la Une sexiste de Valeurs actuelles

Parce qu'il n'y a pas que le coronavirus dans l'actualité.

*Chaque jour, Konbini news s’engage à faire de la place à de l’information qui n’a rien à voir avec l’épidémie de coronavirus. Ça s’appelle "Et pendant ce temps" et aujourd’hui, c’est vers la France que notre regard se tourne.

Valeurs actuelles a fait une partie de sa réputation sur ses Unes controversées. On connaît les cibles préférées de l’hebdomadaire d’extrême droite : l’islam, l’immigration, et aussi les femmes. Même si on est habitués, il faut bien reconnaître que, ce coup-ci, la couverture de son dernier numéro nous a estomaqués.

Publicité

Moins d’une semaine après le succès retentissant de la Journée internationale des droits des femmes partout dans le monde, reprendre en image un symbole pour tirer à boulet rouge sur les "féministes", c’est mal venu.

Manifestement, l’avancée des droits des femmes n’est pas du goût de l’hebdomadaire d’extrême droite.

Publicité

"Comment les féministes sont devenues folles", peut-on voir s’étaler en grosses lettres sur la couverture. Ici, le point d’interrogation qui suit normalement l’adverbe interrogatif "comment" a été supprimé, au profit de la forme exclamative. Ce que ça induit ? Que les féministes sont devenues folles. Comme si c’était acquis. De notre côté, on n’est pas allés voir à l’intérieur du magazine si la démonstration tenait la route, dans la mesure où on ne souscrit pas au postulat de départ.

Avec ce titre, on pensait avoir touché le fond. C’était sans compter les accusations qui s’enchaînent ensuite en guise d’accroche. Ça va du fallacieux à l’incompréhensible :

"Elles censurent notre culture, insultent la police, fantasment le 'patriarcat', s’assoient sur la présomption d’innocence, dégradent la langue française, préfèrent le foot féminin, demandent l’égalité aux WC, cassent l’ambiance en soirée…"

Publicité

De cet enchaînement de charges sans queue ni tête, Twitter n’a fait qu’une bouchée. Des journalistes, des militantes féministes, mais aussi des hommes ont partagé leur indignation sur Twitter.

Publicité

En tout cas, comme l’ont souligné de nombreux internautes qui ne sont pas dupes, on peut au moins féliciter Valeurs actuelles pour une chose : c’est (encore une fois) un très joli coup de com'.

Par Clothilde Bru, publié le 12/03/2020