Manifestation dans l’Alabama, aux Etats-Unis, en mai 2019. ©
© Ronen Tivony/SOPA Images/LightRocket via Getty Images

Et pendant ce temps : la Nouvelle-Zélande dépénalise l'avortement

"Le changement est enfin arrivé", s'est réjoui le ministre de la Justice, Andrew Little.

*Chaque jour, Konbini news s’engage à faire de la place à de l’information qui n’a rien à voir avec l’épidémie de coronavirus. Ça s’appelle "Et pendant ce temps" et aujourd’hui, c’est vers les droits des femmes en Nouvelle-Zélande que notre regard se tourne.

Mercredi, le Parlement néo-zélandais a adopté, à 68 voix pour et 51 contre, le projet de loi qui proposait la dépénalisation de l’avortement.

Publicité

Jusqu’ici, en Nouvelle-Zélande, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) était considérée comme un crime depuis l’adoption du Crimes Act en 1961. Cette loi prévoyait une peine de quatorze années d’emprisonnement, sauf en cas de danger avéré pour la vie de la mère.

"Aujourd’hui, le changement est enfin arrivé et l’avortement sans risque est légal en Nouvelle-Zélande", a déclaré le ministre de la Justice Andrew Little dans un communiqué. Il a précisé que le projet de loi avait été "vivement débattu au Parlement" et que "plusieurs changements ont été apportés, notamment le renforcement des critères d’avortement après 20 semaines".

"Les avortements seront traités, à juste titre, comme un problème de santé"

Parmi les principaux changements apportés par la réforme, on retrouve : la suppression des infractions à la loi (Crimes Act) existant pour les professionnels de santé et les femmes, et l’obligation pour le ministère de la Santé de prendre des mesures pour garantir la disponibilité de l’avortement ou encore l’accompagnement des femmes, par des "conseils et des traitements", avant et après l’IVG.

Publicité

Le ministre s’est également félicité de la nouvelle :

"Depuis plus de quarante ans, l’avortement est la seule procédure médicale considérée comme un crime en Nouvelle-Zélande.

Mais désormais, les avortements seront traités, à juste titre, comme un problème de santé."

Par Astrid Van Laer, publié le 19/03/2020