#EnsembleSurInternet : un hashtag pour lutter contre la haine pendant la crise du Covid-19

Si la distanciation sociale peut sauver des vies, les contenus haineux, eux, peuvent en briser.

Un collectif d’associations et des personnalités ont lancé le lundi 6 avril la campagne #EnsembleSurInternet pour lutter contre toutes les formes de discrimination et de haine sur les réseaux sociaux pendant la crise sanitaire mondiale causée par le Covid-19.

Cali, Tim Dup, Lola Dubini, Alex Goude, Tristan Lopin, Gwendal Marimoutou, Marion Seclin, Lucas Wild, Paul Darbos et d’autres personnalités ont répondu présent à l’appel lancé par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Urgence Homophobie, STOP Homophobie, SOS Racisme et Cool Kids Féministes.

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Avec des vies sociales "réelles" laissées de côté pour un temps, le lien social permis par les réseaux sociaux est devenu très important si ce n’est indispensable. Néanmoins, si ce lien social semble nous préserver d'un d’isolement mortifère ou d’une solitude insupportable, il peut également devenir le vecteur de contenus haineux. Et si les plateformes numériques nous permettent de conserver ou de créer, en ces temps si particuliers, ce lien, elles sont aussi le théâtre de déversements d’une haine exacerbée.

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Il n’aura pas fallu attendre cette crise sans précédent pour alerter sur la puissance des mots, des insultes, des contenus racistes, LGBTIphobes, sexistes ou antisémites (liste non exhaustive) et des conséquences dramatiques qu’ils peuvent avoir sur les personnes qui en sont les cibles. Car si ces propos sont proférés en ligne, ils n’en sont pas moins réels.

En revanche, dans un contexte où les réseaux sociaux sont désormais les seuls espaces où nous pouvons encore communiquer, il est urgent que les grandes plateformes numériques prennent leurs responsabilités et s’engagent à assurer une modération massive des contenus discriminants et haineux.

Il est temps que l’on ne puisse plus laisser un post raciste, stigmatisant des personnes asiatiques parce que le coronavirus est parti de Chine, être partagé des milliers de fois. Que l’on ne lise plus : "Je préfère un fils mort qu’un fils gay", ni : "Tu veux pas t’attraper le sida ou le coronavirus comme ça, tu rejoins ton frère le PD !", en se demandant comment de tels messages peuvent continuer de vivre sur Internet sans être censurés. 

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Par Lila Blumberg, publié le 07/04/2020