Thomas SAMSON / AFP

En images : le "Spiderman" français escalade la tour Total en soutien aux grévistes

Il a été interpellé après avoir grimpé à mains nues cette tour de la Défense pour dénoncer la réforme des retraites.

"Les gens passent déjà 40 années à aller au charbon, souvent pour un travail qu’ils n’aiment pas. On veut continuer à vivre décemment", a expliqué Alain Robert avant de commencer l’escalade. Le grimpeur de 57 ans, spécialiste de l’escalade de gratte-ciel, a entamé à 10 h 30 l’ascension des 187 mètres de la tour Total, dans le quartier de La Défense, avant d’atteindre le sommet 52 minutes plus tard.

(© Thomas Samson/AFP)

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"Il faisait très froid, je ne sentais plus l’extrémité de mes doigts, c’était délicat. Et puis je n’ai plus la même patate qu’il y a 20 ans !", a-t-il plaisanté à l’issue de son ascension, avant d’être emmené par la police.

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À travers cet exploit, Alain Robert a voulu montrer son soutien à la grève contre la réforme des retraites, un "combat" qu’il juge "légitime". "À 57 ans, je ne suis techniquement pas loin de la retraite. Et ma seule façon de gagner de l’argent, c’est de grimper. Est-ce qu’il va falloir que je continue à grimper en solitaire jusqu’à 64 ? Ou bien 67 ans ?", a-t-il demandé ironiquement.

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"Il faut arrêter de dire aux gens de travailler plus pour gagner moins, car c’est en ça que consiste la réforme"

Comme il en a l’habitude, ce spécialiste du solo intégral a grimpé à mains nues, sans assurance, sous les yeux ébahis de quelques passants. "Il est trop fort", s’est exclamée Émilie, une salariée d’une tour voisine, en l’apercevant éviter des agents de sécurité venus surveiller son ascension.

"Il faut arrêter de dire aux gens de travailler plus pour gagner moins, car c’est en ça que consiste la réforme. […] Il faut cotiser, mais certains travaux sont plus compliqués que d’autres et il faut prendre en compte la pénibilité", a-t-il ajouté.

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(© Thomas Samson/AFP)

Ce n’est pas la première fois qu’Alain Robert utilise ses prouesses pour faire passer un message politique. En août, il avait grimpé les 68 étages du Cheung Kong Center, à Hong Kong, pour déployer une banderole pour la paix entre la Chine et l’ex-colonie britannique, en pleine crise politique. En 2015, son escalade de la tour Engie, déjà à la Défense, visait à militer pour "un système bancaire plus transparent".

Konbini news avec AFP

Par Pauline Ferrari, publié le 13/01/2020