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Emmanuel Macron giflé lors d’un déplacement dans la Drôme

Publié le

par Astrid Van Laer

© DR

L’entourage du président évoque une "tentative de gifle". Deux personnes ont été interpellées.

Ce mardi à la mi-journée, Emmanuel Macron a été giflé par un homme lors d’un déplacement à Tain-l’Hermitage, deux personnes ont été interpellées, et le Premier ministre a appelé à un "sursaut républicain".

Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l’entourage du chef de l’État, Emmanuel Macron est vu s’approchant d’un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échanger brièvement avec un homme. Saisissant l’avant-bras du président, l’individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l’entourage d’Emmanuel Macron évoquant une "tentative de gifle".

Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint-Denis !", ainsi que "À bas la macronie".

Dès le début des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l’agression verbale, et encore moins l’agression physique. J’en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré Jean Castex.

"Inadmissible"

Le chef de l’État a ensuite poursuivi sa visite, a indiqué l’Élysée. Quelques minutes auparavant, Emmanuel Macron avait appelé "tout le monde au respect et au calme" pour ne pas fragiliser la démocratie après la polémique déclenchée par les propos de Jean-Luc Mélenchon et la vidéo de menace de mort visant La France Insoumise.

"Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l’acte ? Je suis solidaire du président", a réagi sur Twitter Jean-Luc Mélenchon. 

"J’exprime toute ma solidarité avec le président de la République", a poursuivi le député Insoumis Éric Coquerel, rappelant avoir "été agressé en 2018 par des gens qui disaient 'Montjoie Saint-Denis', de l’Action française".

"Je considère ce genre de comportement comme inadmissible", et "profondément condamnable dans une démocratie", a pour sa part déclaré la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen. "Il est inadmissible de s’attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président qui est le président", a-t-elle insisté lors d’un déplacement à Laxou, en Meurthe-et-Moselle.

"Gifler le président, c’est gifler la République. Intolérable, inacceptable", a enfin de son côté estimé le patron des députés Les Républicains Damien Abad. 

Konbini news avec AFP

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